Skip to content Skip to main navigation Skip to footer

Politique

MISPAT : Point sur les activités du Ministère, les perspectives et les préparatifs de la rencontre de l’université d’été à Niamey


Le Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire a présidé, ce 22 septembre, deux rencontres de travail distinctes. La première portait sur le suivi périodique des actions menées dans le cadre de la lettre de mission du Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur. La seconde a servi de cadre pour évaluer l’avancement des préparatifs de l’université d’été des Volontaires de la Confédération AES, prévue à Niamey vers la fin du mois.

SECRETAIRE GENERAL Ayouba Abdourahamane

La première rencontre a réuni les responsables de plusieurs structures du Ministère : la Direction Générale de l’État Civil, de la Migration et des Réfugiés, la Direction Générale de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation, la Direction Générale de l’Aménagement du Territoire et du Développement Régional Local, la Direction Générale de la Protection Civile, la Direction Générale des Ressources, ainsi que les directions transversales du Ministère. Y ont également pris part des services rattachés tels que la Commission Nationale des Frontières, l’Inspection Générale de Service et l’Inspection des Services de Sécurité. Objectif de l’exercice : dresser un état des lieux des activités conduites, les évaluer et dégager des perspectives, en cohérence avec le Programme de Refondation de la République (PRR 2025-2029).

Réunion Avec les Directeurs Général et transversales

Plusieurs dossiers ont été passés en revue à cette occasion : le renforcement des capacités des agents et responsables régionaux et locaux sur des sujets comme la fonction publique territoriale ou la coopération administrative transfrontalière, l’avancée de la digitalisation de l’état civil, la mise en cohérence des cahiers de charges des gouverneurs avec le PRR, le déploiement du projet de Carte Biométrique et de Passeport Biométrique AES avec l’extension de ce dernier à l’ensemble des régions du pays, la poursuite de la tournée de sensibilisation du Projet WURI sur la réforme de l’état civil et du Registre National de la Population, ainsi que les questions liées à la gestion des flux migratoires.

Vue de la réunion de l'université d'été des Volontaires AES

La seconde réunion, elle, a permis de faire un point d’étape sur l’organisation de l’université d’été des Volontaires AES. Le Niger accueillera à cette occasion la 3ème édition de cet événement continental.


Maradi : un atelier régional sur les réformes de l’état civil et l’identification


Maradi, 7 septembre 2026 – Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, a présidé l’ouverture d’un atelier régional de deux jours consacrés aux réformes de l’état civil, à l’identification des personnes physiques et à la modernisation du système national d’identification.

Organisée sous le thème « Pour une identité sécurisée et inclusive », cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la tournée nationale de vulgarisation des nouveaux textes juridiques et de sensibilisation sur les opérations d’enregistrement intermédiaire au Registre National de la Population (RNP).

Le Niger entend ainsi mettre en place un RNP comme base de données centrale, fiable et sécurisée, permettant l’enrôlement des personnes et l’attribution d’un identifiant unique. Cette réforme s’appuie notamment sur le Projet WURI-Niger, restructuré pour être aligné sur le Programme de la Refondation de la République (PRR).

Plusieurs textes ont récemment renforcé le cadre juridique de l’état civil et de l’identification, notamment l’ordonnance du 22 avril 2026 portant régime de l’état civil et les textes portant création et approbation des statuts de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI).

Les autorités prévoient également la modernisation du système d’état civil à travers l’informatisation des communes et centres de déclaration, la mise en place d’un Registre National d’État Civil (RNEC), ainsi que le renforcement des capacités des acteurs.

Une première phase d’enrôlement au RNP est prévue prochainement dans les cinq arrondissements communaux de Niamey, avant une extension progressive aux autres régions à partir de 2027.

Le Gouverneur de Maradi a appelé l’ensemble des acteurs à se mobiliser pour accompagner la mise en œuvre de cette réforme, dont la réussite repose sur l’implication de tous.


Diffa se mobilise pour l’identité légale : la tournée nationale de sensibilisation fait escale sur les terres de la résilience


Il est un peu plus de 9h ce jeudi 3 septembre 2026 quand les premiers invités prennent place dans la salle de la Maison des Jeunes et de la Culture de Diffa. L’ambiance est solennelle mais chaleureuse : Diffa reçoit à son tour la caravane nationale de sensibilisation sur les réformes de l’état civil et de l’identification des personnes, portée par le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire.

Secrétaire Général de la région de Diffa, M. Attahirou Mahamadou Maidouka

C’est le Secrétaire Général de la région, M. Attahirou Mahamadou Maidouka, qui a ouvert la cérémonie au nom du Gouverneur. Dans son mot d’accueil, il ne cache pas son émotion : c’est toute une région, éprouvée par des années de crise sécuritaire et humanitaire, qui se sent honorée d’accueillir la délégation nationale. Un accueil à la hauteur de la réputation de Diffa, terre de courage, de dignité et d’hospitalité.

Face à l’assistance — autorités administratives, forces de défense et de sécurité, représentants du Projet WURI, partenaires techniques et financiers, société civile — le Directeur Général de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGAT/DD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la mission de l’axe 2, prend la parole. Le ton est grave, à la mesure des enjeux : ici, plus qu’ailleurs, l’identité juridique n’est pas qu’une formalité administrative.

Directeur Général de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGAT/DD), M. Abdoulkadri Hama

« Dans une région exposée aux défis du terrorisme et de l’immigration irrégulière en masse, un système biométrique fiable et interopérable constitue un outil d’appui essentiel aux Forces de Défense et de Sécurité », martèle-t-il. À Diffa, la modernisation de l’état civil rime aussi avec protection des déplacés internes, des retournés et des réfugiés qui trouvent refuge dans la région depuis le début de la crise.

Photo de famille des participants

À Zinder, l’état civil sort de l’ombre administrative


Zinder a accueilli, le 31 août 2026, une étape de la tournée nationale sur les réformes de l’état civil et l’identification des personnes, présidée par le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani. Pour lui, un état civil performant n’est pas qu’une formalité : c’est le socle de l’identité juridique de chaque citoyen, et un système bien rodé éviterait même à l’État de dépenser des fortunes en recensements généraux.

Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani

Les échanges ont porté sur les réformes juridiques en cours, la protection des données personnelles, et surtout la construction du futur Registre National de la Population (RNP), avec un focus sur le rôle des acteurs locaux dans les opérations d’enregistrement à venir.

Le Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la mission de l’Axe 2, a livré des chiffres révélateurs : 79,63 % des naissances sont aujourd’hui déclarées, mais seuls 3 millions de Nigériens possèdent une carte d’identité sur près de 13 millions concernés. Un écart que le Projet WURI, restructuré avec l’appui de la Banque Mondiale, entend combler en accélérant l’enregistrement et l’identification biométrique, dans le droit fil du Programme pour la Refondation de la République (PRR 2025-2029).

Le Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama

À TILLABÉRI, UN RECUEILLEMENT AVANT L’ENGAGEMENT POUR L’ÉTAT CIVIL


Tillabéri, 19-20 août 2026 C’est dans une ambiance empreinte de gravité et de solidarité que Tillabéri a ouvert, ce mercredi 19 août 2026, la troisième étape de la tournée nationale de sensibilisation sur l’état civil et l’identification des personnes physiques, après Tahoua et Dosso.

Avant même les premiers mots de la cérémonie, un silence s’est installé dans la salle. Une minute de silence a été observée en mémoire du chef de canton de Liboré, décédé dans la semaine un hommage sobre qui a rappelé, à sa manière, tout le sens de cette réforme : reconnaître chaque vie, chaque parcours, chaque appartenance à une communauté.

C’est dans cet esprit de recueillement et de continuité que le Secrétaire Général Adjoint du MISPAT, représentant le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire le Général de Division Mohamed Toumba, a lancé les travaux, entouré du Gouverneur de la Région de Tillabéri, des autorités administratives et coutumières, des forces de défense et de sécurité, ainsi que de représentants de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

Le message porté par la délégation reste le même depuis le début de la tournée : donner à chaque Nigérien une identité légale fiable, c’est lui donner accès à ses droits. Depuis le lancement du Projet WURI-Niger en 2022, le taux de déclaration des naissances dans les délais est passé de 53,48% à 79% une progression rendue possible par l’engagement conjoint de l’État et de ses partenaires.

Les participants ont aussi été informés des nouveaux textes qui encadrent désormais cette réforme, notamment la création de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI), ainsi que du futur Registre National de la Population (RNP), qui viendra donner à chaque citoyen un identifiant unique et sécurisé, avec un premier déploiement prévu à Niamey avant son extension progressive aux régions.

Ce qui restera de ces deux jours à Tillabéri, c’est peut-être moins les textes de loi que cette image : une région qui, en plein deuil, a tenu à honorer son engagement. Les échanges entre les experts venus de Niamey et les acteurs locaux ont été sincères et nourris, portés par la conviction que cette réforme concerne tout le monde — des zones rurales aux centres urbains, des jeunes générations aux plus anciens.

En clôturant cette étape, la délégation a salué la mobilisation et la dignité de Tillabéri, avant de poursuivre la tournée vers les prochaines régions, avec le même mot d’ordre : faire de l’identification des personnes un droit accessible à tous.


Table ronde sur la cohésion sociale : le Niger mise sur la convergence des efforts pour renforcer la paix et la stabilité


Le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire a organisé, ce mardi 11 août 2026 à Niamey, une table ronde consacrée au renforcement de la cohésion sociale au Niger.

Cette rencontre a réuni les acteurs étatiques, les partenaires techniques et financiers, les autorités traditionnelles et religieuses, la société civile ainsi que les représentants des femmes et des jeunes.

Dans son discours, le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba, a souligné que la consolidation de la paix et de la stabilité ne peut reposer uniquement sur la réponse sécuritaire. Elle doit également s’appuyer sur la justice sociale, la solidarité, la réconciliation et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le Ministre a rappelé les résultats d’une étude pilote sur la perception de la cohésion sociale dans les régions de Tillabéri, Tahoua et Maradi. Cette étude doit contribuer à mieux orienter les actions du Programme national de Cohésion Sociale.

À travers ce programme, le Gouvernement entend renforcer la résilience des communautés, favoriser le dialogue et la médiation, soutenir l’inclusion des jeunes et des femmes et améliorer la coordination des interventions dans les zones les plus affectées par l’insécurité et les déplacements de populations.

La table ronde a également permis d’échanger sur la mobilisation des ressources et la mise en place d’un cadre commun permettant de renforcer la coordination, la transparence et le suivi des actions en faveur de la cohésion sociale.

À travers cette initiative, le Gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’une vision commune pour consolider la paix, la stabilité et le vivre-ensemble au Niger.


Maradi : Ouverture de la 12ème édition de la Journée des Communes du Niger sous le thème « La décentralisation au cœur des enjeux sécuritaires ».


Sous le Haut patronage du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, la ville de Maradi a accueilli, du 9 au 10 juillet 2026, à l’Université Dan Dicko Dankoulodo, la 12ème édition de la Journée des Communes du Niger (JCN). Les travaux ont été officiellement lancés par le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba. Après Dosso en 2024 et Zinder en 2025, la rencontre s’est tenue cette année à Maradi, couplée à l’Assemblée Générale statutaire de l’Association des Municipalités du Niger (AMN), tenue le 11 juillet 2026.

L’édition 2026 est placée sous le thème « La décentralisation au cœur des enjeux sécuritaires ». Le Ministre d’État a inscrit ce choix dans le prolongement de l’Ordonnance 2025-42 du 26 décembre 2025 relative à la Mobilisation générale pour la défense de la Patrie, qui organise le passage de l’État, des forces de défense et de sécurité et de l’économie nationale de l’état de paix à l’état de guerre. Il a rappelé les obligations citoyennes qui en découlent : répondre sans délai aux ordres de mobilisation, se conformer aux dispositions des autorités compétentes et signaler tout comportement suspect de ressortissants de pays hostiles. Selon lui, cette mobilisation « commence dans les foyers, se renforce dans les quartiers et s’affirme dans les communes », d’où le rôle central des collectivités territoriales dans la sensibilisation des populations. Il a ainsi appelé l’AMN, forte de ses 255 communes et 15 arrondissements communaux, à se mobiliser comme un seul homme pour la souveraineté et la dignité.

Le Ministre a précisé que cette édition, couplée à l’AG de l’AMN, visait notamment à : mobiliser les collectivités pour la défense de la Patrie ; partager les leçons apprises sur la mobilisation des ressources locales ; échanger sur les pratiques de cofinancement et de partenariat public-privé ; connecter les collectivités au secteur privé et aux bailleurs ; améliorer la gouvernance locale, la transparence et les résultats ; coordonner les approches financières face aux contraintes budgétaires ; et élaborer un mémorandum sur les préoccupations des communes en matière de décentralisation.

Il a également situé la rencontre dans la dynamique de la coopération décentralisée et transfrontalière, moins d’un mois après la mise en place à Niamey de l’Union des Collectivités Territoriales de l’AES, tout en rappelant les défis persistants : orientations politiques de la décentralisation, projets structurants, intercommunalité, fonction publique territoriale et transfert de domaines de compétence.

Le président de l’Association des Municipalités du Niger (AMN), le Colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, a présenté l’innovation de cette édition : le remplacement de la traditionnelle foire des communes par une journée culturelle mettant à l’honneur le patrimoine de Maradi, gage selon lui de cohésion sociale et de paix. Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, a pris part aux travaux en sa qualité de première autorité administrative de la région hôte. Les Administrateurs Délégués présents ont, pour leur part, exposé leurs préoccupations relatives à la décentralisation, au développement local et à la mobilisation des ressources, qui ont nourri les échanges.

À cette occasion, le Ministre d’État a décerné, le 9 juillet 2026 à Maradi, la distinction d’Administrateur Délégué de l’année 2025 à Monsieur Nachama Chaibou, Administrateur Délégué de la commune rurale de Guidan Amoumoune, département de Mayahi, pour sa performance dans la gestion de sa commune. Il a également remis un Témoignage officiel de félicitations au Lieutenant Mahamadou Moussa, Administrateur Délégué de la commune rurale de Roumbou, département de Dakoro, ainsi qu’à l’Inspecteur Divisionnaire de Police Boubé Assoumane, Administrateur Délégué de la commune rurale de Bambey, département de Tahoua, tous deux distingués pour les résultats atteints dans leur gestion au titre de l’année 2025.

Le Ministre d’État a rendu hommage aux acteurs de la décentralisation disparus et aux forces de défense et de sécurité tombées au champ d’honneur, adressé ses condoléances aux familles éplorées, et remercié les partenaires techniques et financiers qui appuient la décentralisation au Niger. Il a rappelé la volonté du Président de la République de voir la gestion des communes tournée vers la performance, la transparence et la redevabilité, avant de déclarer lancés les travaux de la 12ème édition de la Journée des Communes du Niger, couplée à l’Assemblée Générale statutaire de l’AMN tenue le 11 juillet 2026.

Journée des Communes 2026 : le MISPAT supervise les préparatifs de la 12ᵉ édition à Maradi

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


En prélude à la 12ᵉ édition de la Journée des Communes, couplée à l’Assemblée générale de l’Association des Municipalités du Niger (AMN), prévue du 09 au 11 juillet 2026 à l’Université Dan Dicko Dan Koulodo de Maradi, le Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Commissaire Général de Police (ER) Ayouba Abdourahamane, a effectué une visite des différents sites devant accueillir les activités.

Cette visite a permis de constater l’état d’avancement des préparatifs, d’apprécier les dispositifs logistiques, techniques et sécuritaires mis en place, ainsi que de donner les orientations nécessaires pour assurer la réussite de ce grand rendez-vous national des collectivités territoriales.

Organisée sous le Haut Patronage de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État, et placée sous la présidence du Général de Division Mohamed Toumba, Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, cette édition est placée sous le thème : « La décentralisation au cœur des enjeux sécuritaires ».

Cette rencontre réunira autorités administratives, élus locaux et acteurs de la gouvernance territoriale autour des défis liés au renforcement de la décentralisation, à la sécurité de proximité, à la cohésion sociale et au développement durable.

À travers cette initiative, le MISPAT réaffirme son engagement à accompagner les collectivités territoriales dans leur rôle stratégique pour la consolidation de la paix et de la sécurité au Niger.

Réunion ministérielle de l’AES à Ouagadougou : Le Niger au cœur de la dynamique sécuritaire confédérale

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


Niamey, 2 juillet 2026 – Dans le cadre de la mise en Œuvre de la feuille de route de l’An 2 de la Confédération des États du Sahel (AES), les ministres en charge de la Sécurité des trois pays se sont réunis à Ouagadougou du 1er au 2 juillet 2026 faisant suite à la réunion des experts. Cette rencontre de haut niveau des experts a été marquée par la participation active du Niger, représenté par le Général de division Mohamed TOUMBA, Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire. Le point d’orgue de cette mission a été l’audience accordée le 1er juillet par le Président du Faso et Président en exercice de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à la délégation ministérielle composée du Général Mohamed TOUMBA pour le Niger, de Mahamadou SANA, ministre burkinabè de la Sécurité, et de Oumar SOGOBA, Secrétaire général du ministère malien de la Sécurité et de la Protection civile. Cette audience visait à recueillir les orientations et les conseils avisés du Président en exercice pour guider les travaux des ministres, conformément à la vision des Chefs d’État de l’AES qui ont exprimé leur volonté commune de construire un cadre de coopération fondé sur la souveraineté, la solidarité et la réponse aux aspirations des populations.

Le porte-parole de la délégation, le ministre burkinabè en charge de la sécurité le commissaire divisionaire Mahamadou SANA, a rappelé que l’élément central de l’An 2 de la gouvernance confédérale est véritablement le renforcement de la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble de l’espace confédéral. Cette vision s’inscrit dans la continuité des travaux engagés depuis la signature du Traité instituant la Confédération AES, le 6 juillet 2024 à Niamey. Au cours des travaux préparatoires du 29 et 30 juin, les experts ont planché sur les dispositifs techniques et juridiques destinés à renforcer la sécurité des déplacements transfrontaliers, et leurs conclusions ont servi de base aux discussions ministérielles. Le Général de division Mohamed TOUMBA a salué ces conclusions des experts et a appelé à l’adoption rapide des projets de textes, qu’il a qualifiés d’instruments essentiels pour consolider la sécurité et faciliter la libre circulation dans l’espace confédéral, réaffirmant ainsi avec force l’engagement du Niger dans ce processus d’intégration sécuritaire, conformément à la vision des Chefs d’État de l’AES.

À l’issue des échanges, plusieurs avancées majeures ont été enregistrées, témoignant de la volonté commune des États membres de concrétiser les instruments de coopération prévus par la Confédération. Les ministres ont examiné un protocole additionnel relatif à la sécurité intérieure, destiné à renforcer le cadre juridique de la coopération entre les États membres et à harmoniser les procédures et mécanismes en matière de contrôle routier, contribuant ainsi à réduire les rackets et les tracasseries sur les principaux axes de l’espace confédéral. Par ailleurs, ils ont annoncé la future interconnexion des bases de données sur les personnes et objets recherchés entre les trois pays, une mesure cruciale pour la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière qui permettra un partage plus efficace du renseignement et une coordination renforcée des forces de sécurité. Un arrangement technique relatif au contrôle routier a également été examiné, avec pour objectif de fluidifier les déplacements des populations tout en maintenant un niveau de sécurité élevé. La participation active du Ministre Nigérien, le Général de division Mohamed TOUMBA, illustre le rôle moteur du Niger dans cette dynamique d’intégration sécuritaire. Et la position proactive de notre pays témoigne de la volonté constante de Niamey de contribuer activement à la construction d’un espace commun de paix, de stabilité et de prospérité, comme en témoignent les initiatives précédentes, notamment la mise en place de l’Union des Collectivités Territoriales de l’AES. Les décisions prises lors de cette réunion de Ouagadougou marquent ainsi une étape décisive vers la consolidation d’un espace commun de sécurité et de libre circulation, au bénéfice des populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, et renforcent les liens fraternels et la coopération exemplaire entre les trois pays dans le cadre de la Confédération des États du Sahel.

Zone aéroportuaire de Niamey : des mesures engagées pour répondre aux préoccupations des populations affectées

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


Les opérations de déguerpissement menées à la fin du mois de mai dans la zone aéroportuaire de Niamey continuent de susciter de nombreuses réactions au sein des populations touchées, notamment des inquiétudes liées à leur situation sociale et économique. Les autorités ont pris acte de ces préoccupations et entendent y apporter une attention particulière.

Dans ce cadre, une réunion de travail s’est tenue sous la présidence du Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire. Elle a réuni les membres du Comité chargé du suivi des opérations ainsi que les responsables de la Société Nigérienne d’Urbanisme et de Construction Immobilière (SONUCI), afin d’examiner les situations signalées et d’envisager des mesures d’accompagnement adaptées.

Les échanges ont mis en avant la nécessité d’une approche fondée sur l’écoute, le dialogue et la recherche de solutions concrètes sur le terrain. Les autorités ont réaffirmé leur engagement à traiter les dossiers dans le respect des textes en vigueur et de l’intérêt général.

À cet effet, trois sous-comités ont été mis en place pour collecter les informations nécessaires, analyser les cas individuels et proposer des pistes de solutions appropriées.

Cette démarche traduit la volonté des pouvoirs publics d’accompagner les personnes concernées tout en poursuivant les efforts d’aménagement urbain visant une organisation plus sécurisée et harmonieuse de la capitale. Elle vise également à renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens.