Après plusieurs étapes à travers le pays, la tournée nationale de sensibilisation sur les réformes de l’état civil et de l’identification des personnes a pris fin à Niamey, les 6 et 7 octobre 2026.
Cette dernière étape, organisée dans le cadre du Projet d’Identification Unique pour l’Intégration Régionale et l’Inclusion (WURI-Niger), avec l’appui de la Banque mondiale, a réuni les principaux acteurs concernés autour des enjeux liés à l’état civil, à l’identification, au Registre National de la Population et à la modernisation du système national d’identification.
Présidée par M. Abdoulkadri Hama, Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation, la rencontre a également permis de faire le point sur les enseignements de cette tournée et de renforcer l’appropriation des réformes par les acteurs de terrain.
De région en région, le Projet WURI-Niger aura ainsi contribué à rapprocher la réforme des réalités locales, à favoriser le dialogue avec les acteurs et à préparer les prochaines étapes de sa mise en œuvre.
Avec Niamey, dernière étape de la tournée, une nouvelle phase s’ouvre : celle de la consolidation des acquis et de l’accompagnement des réformes pour un système d’identification plus fiable, sécurisé, inclusif et accessible à tous.
Niamey, 30 septembre 2026 – Trois jours durant, ils ont échangé, appris, réfléchi et surtout partagé une même envie d’être utiles à leurs communautés. Venus du Burkina Faso, du Mali et du Niger, des jeunes volontaires se sont retrouvés à Niamey, du 28 au 30 septembre 2026, à l’occasion de la 3ᵉ édition de l’Université d’été des volontaires de la Confédération des États du Sahel (AES), placée sous le thème : « Le volontariat, une force pour la construction des États de la Confédération AES ».
Au terme de cette rencontre, les participants ont formulé neuf recommandations à l’attention du Collège des Chefs d’État de la Confédération AES, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour le développement du volontariat dans l’espace confédéral.
La cérémonie de clôture a été présidée par le Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, en présence de membres du Gouvernement, du Gouverneur de la région de Niamey, de chefs de mission diplomatique, des représentants des Ministres chargés de la Jeunesse du Burkina Faso et du Mali, des responsables des structures nationales de volontariat des trois pays et des partenaires techniques et financiers.
Trois jours pour apprendre les uns des autres
L’Université d’été aura d’abord été une rencontre humaine. Derrière les institutions et les structures représentées, ce sont des jeunes venus de trois pays partageant un même espace qui ont eu l’occasion de se connaître, de confronter leurs expériences et de réfléchir ensemble à la manière de mieux servir leurs communautés.
Les travaux ont débuté par une conférence inaugurale qui a posé les bases de la réflexion autour de la place du volontariat dans la construction des États de la Confédération. Le premier panel-débat a ensuite permis de mettre en regard les expériences du Burkina Faso, du Mali et du Niger en matière de volontariat.
Les échanges ont montré que, malgré des réalités nationales différentes, les trois pays font face à des préoccupations communes et disposent d’expériences susceptibles de s’enrichir mutuellement.
Cette dynamique s’est poursuivie au sein de cinq groupes thématiques consacrés à la valorisation du statut et du rôle du volontaire, au volontariat et à la souveraineté, à la digitalisation et à l’innovation, à l’insertion socio-économique des jeunes, ainsi qu’à la coopération et à la réciprocité du volontariat dans l’espace AES.
Une master class a également permis aux participants de bénéficier de l’expérience de praticiens confirmés, tandis que le second panel a approfondi la réflexion sur le rapport entre volontariat et souveraineté.
Du débat à l’action
Mais l’Université d’été ne s’est pas limitée aux salles de conférence.
Dans les rues de Niamey, les volontaires ont pris part à une activité citoyenne consacrée à la peinture des bordures de la chaussée et du boulevard des Armées. Un geste simple, concret, qui a donné une dimension particulière à leur rencontre.
Pour les participants, le volontariat ne se résume pas aux discours ou aux réflexions. Il commence aussi par des actions visibles, au plus près des populations et du cadre de vie.
C’est dans cet esprit que le Secrétaire Général du MISPAT a souligné, dans son discours de clôture, que l’engagement volontaire devait dépasser le cadre des rencontres pour se traduire dans la vie quotidienne.
Selon lui, le volontariat constitue un instrument au service de la résilience, de la cohésion sociale et de la souveraineté, notamment à travers l’engagement de la jeunesse.
Neuf recommandations pour aller plus loin
Les trois jours de travaux ont surtout permis de faire émerger des propositions concrètes.
Réunis en marge de l’Université d’été, les Ministres en charge du volontariat des trois pays ont adopté le rapport général de cette troisième édition et se sont engagés à le soumettre au Collège des Chefs d’État de la Confédération AES.
Les participants ont, pour leur part, formulé neuf recommandations portant notamment sur :
la création d’une Agence confédérale du volontariat ;
l’accélération de la mise en œuvre du volontariat de réciprocité, conformément aux accords signés à Ouagadougou le 30 août 2026 ;
la création d’un Fonds souverain de soutien au volontariat ;
l’élaboration d’un manuel du volontaire AES, avec son introduction dans les systèmes éducatifs des trois pays ;
la création d’une plateforme numérique commune et d’une base de données sécurisée de gestion des volontaires ;
la mise en place d’un système national et confédéral de certification des compétences acquises pendant les missions de volontariat ;
la création d’un dispositif d’accompagnement post-volontariat facilitant l’accès à l’emploi et au financement ;
la mise en place d’un système d’assurance maladie et d’une carte biométrique au profit des volontaires ;
l’inscription des projets de volontariat confédéral dans la Feuille de route de l’An III de la Confédération AES.
Au-delà de leur diversité, ces recommandations traduisent une même volonté : donner au volontariat un cadre permettant aux jeunes de mieux s’engager, de valoriser leurs compétences et, demain, de pouvoir mettre leur savoir-faire au service des communautés des trois pays.
Une fraternité qui se construit aussi dans les échanges
En clôturant les travaux, le Secrétaire Général du MISPAT a assuré que les conclusions et recommandations issues de cette rencontre seront portées à l’attention des plus hautes autorités du Niger et transmises aux partenaires de la Confédération, afin de contribuer à l’agenda commun du volontariat.
Ainsi, après trois jours de réflexion, de formation, de partage d’expériences et d’action citoyenne, les volontaires des trois pays repartent de Niamey avec bien plus que des recommandations.
Ils repartent avec des expériences partagées, de nouvelles connaissances et, surtout, des liens tissés au-delà des frontières.
Car au cœur de cette Université d’été, il y avait une idée simple : servir sa communauté, c’est déjà contribuer à construire son pays. Et lorsque des jeunes du Burkina Faso, du Mali et du Niger choisissent de réfléchir et d’agir ensemble, le volontariat devient aussi un espace de rencontre entre les peuples.
La 3ᵉ édition de l’Université d’été s’achève ainsi, mais les échanges et les engagements qui y sont nés appellent désormais une nouvelle étape : transformer les recommandations formulées à Niamey en actions concrètes au service de la jeunesse et des populations de l’espace AES.
Près de 300 participants du Niger, du Mali et du Burkina Faso sont réunis au Palais des Congrès du 28 au 30 septembre 2026, autour du thème « Le volontariat, une force pour la construction des États de la Confédération AES ».
Niamey, le 28 septembre 2026. La cérémonie officielle d’ouverture de la 3ème édition de l’Université d’été des volontaires de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est tenue ce lundi au Palais des Congrès de Niamey. Placée sous le haut patronage du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, elle était présidée par le Ministre d’État, Ministre de la Défense, le Général Salifou Modi, représentant le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba.
Près de 300 participants venus du Niger, du Mali et du Burkina Faso, ainsi que plusieurs hautes personnalités nationales, des représentants du corps diplomatique, des organisations internationales et des responsables des agences nationales de volontariat, prennent part à cette rencontre placée sous le thème : « Le volontariat, une force pour la construction des États de la Confédération AES ».
Dans son mot de bienvenue, le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Assoumane Abdou Harouna, a salué les délégations sœurs et présenté Niamey comme le berceau de la Confédération AES.
Prenant la parole au nom du Ministre de l’Intérieur, le Général Salifou Modi a rappelé les principales étapes de la construction confédérale, de la signature de la Charte du Liptako-Gourma en septembre 2023 à la création de la Confédération des États du Sahel à Niamey en juillet 2024. Il a surtout insisté sur la place de la jeunesse, appelée à jouer un rôle central dans la construction et le développement de l’espace confédéral.
Pour le Ministre, le volontariat ne doit pas être considéré comme une simple réponse au chômage des jeunes. Il constitue un véritable outil d’action publique et d’engagement citoyen, permettant de renforcer la présence de l’État dans les communautés, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de l’état civil et de l’appui aux collectivités.
Il a également souligné la contribution des volontaires à la résilience des communautés, notamment dans les zones affectées par les crises, à travers l’accompagnement des populations et la restauration des services sociaux de base.
L’un des messages forts de cette cérémonie a porté sur la nécessité de rapprocher les dispositifs nationaux de volontariat du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Le Ministre a ainsi plaidé pour la mise en place d’un volontariat international de réciprocité, qui permettrait aux jeunes des trois pays de partager leurs expériences, de renforcer leurs compétences et de servir au-delà de leurs frontières nationales.
Les délégations burkinabè et malienne ont également partagé leurs expériences. Le Burkina Faso a notamment mis en avant les valeurs traditionnelles d’entraide et de solidarité qui fondent le volontariat, tandis que le Mali a présenté les résultats enregistrés avec plus de 3 000 volontaires mobilisés en trois ans, ainsi que ses initiatives en matière de politique nationale, de plateforme numérique et de volontariat senior.
Vue de la salle
Durant trois jours, panels, ateliers, formations pratiques, échanges d’expériences, activités de terrain, master class et activité citoyenne permettront aux participants de confronter leurs expériences et de formuler des recommandations concrètes.
Au-delà des travaux, cette Université d’été constitue surtout un espace de rencontre entre les jeunesses des trois pays, autour des valeurs d’engagement, de solidarité et de service à la communauté. Elle traduit ainsi la volonté de faire du volontariat un levier de rapprochement entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso et un instrument au service de la dynamique confédérale.
Trois pays, une jeunesse engagée, une même volonté de servir et de construire.
Photo de famille des officiels et des volontaires de la Confédération AES.
Il est un peu plus de 9h ce jeudi 3 septembre 2026 quand les premiers invités prennent place dans la salle de la Maison des Jeunes et de la Culture de Diffa. L’ambiance est solennelle mais chaleureuse : Diffa reçoit à son tour la caravane nationale de sensibilisation sur les réformes de l’état civil et de l’identification des personnes, portée par le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire.
Secrétaire Général de la région de Diffa, M. Attahirou Mahamadou Maidouka
C’est le Secrétaire Général de la région, M. Attahirou Mahamadou Maidouka, qui a ouvert la cérémonie au nom du Gouverneur. Dans son mot d’accueil, il ne cache pas son émotion : c’est toute une région, éprouvée par des années de crise sécuritaire et humanitaire, qui se sent honorée d’accueillir la délégation nationale. Un accueil à la hauteur de la réputation de Diffa, terre de courage, de dignité et d’hospitalité.
Face à l’assistance — autorités administratives, forces de défense et de sécurité, représentants du Projet WURI, partenaires techniques et financiers, société civile — le Directeur Général de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGAT/DD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la mission de l’axe 2, prend la parole. Le ton est grave, à la mesure des enjeux : ici, plus qu’ailleurs, l’identité juridique n’est pas qu’une formalité administrative.
Directeur Général de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGAT/DD), M. Abdoulkadri Hama
« Dans une région exposée aux défis du terrorisme et de l’immigration irrégulière en masse, un système biométrique fiable et interopérable constitue un outil d’appui essentiel aux Forces de Défense et de Sécurité », martèle-t-il. À Diffa, la modernisation de l’état civil rime aussi avec protection des déplacés internes, des retournés et des réfugiés qui trouvent refuge dans la région depuis le début de la crise.
Zinder a accueilli, le 31 août 2026, une étape de la tournée nationale sur les réformes de l’état civil et l’identification des personnes, présidée par le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani. Pour lui, un état civil performant n’est pas qu’une formalité : c’est le socle de l’identité juridique de chaque citoyen, et un système bien rodé éviterait même à l’État de dépenser des fortunes en recensements généraux.
Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani
Les échanges ont porté sur les réformes juridiques en cours, la protection des données personnelles, et surtout la construction du futur Registre National de la Population (RNP), avec un focus sur le rôle des acteurs locaux dans les opérations d’enregistrement à venir.
Le Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la mission de l’Axe 2, a livré des chiffres révélateurs : 79,63 % des naissances sont aujourd’hui déclarées, mais seuls 3 millions de Nigériens possèdent une carte d’identité sur près de 13 millions concernés. Un écart que le Projet WURI, restructuré avec l’appui de la Banque Mondiale, entend combler en accélérant l’enregistrement et l’identification biométrique, dans le droit fil du Programme pour la Refondation de la République (PRR 2025-2029).
Le Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama
Après Tahoua, la tournée nationale de sensibilisation sur les réformes en matière d’état civil, d’identification des personnes physiques et de modernisation du système national d’identification s’est poursuivie à Dosso. Organisée sur deux jours, cette étape a réuni les autorités administratives et locales, les services techniques, les forces de défense et de sécurité, les représentants de la société civile ainsi que les partenaires concernés.
À travers cette initiative, le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire entend favoriser une meilleure appropriation des réformes engagées et renforcer la compréhension du rôle des différents acteurs dans leur mise en œuvre. L’atelier constitue ainsi un cadre d’information, de dialogue et de partage autour des transformations en cours dans le domaine de l’état civil et de l’identification.
Les travaux ont notamment porté sur les réformes juridiques initiées par le Ministère, la protection des données à caractère personnel en lien avec l’identité légale, la cybersécurité, la nouvelle Carte Nationale d’Identité Biométrique, les principaux chantiers de modernisation de l’état civil, la nationalité et les documents d’identité et de voyage. La présentation du Projet d’Identification Unique en Afrique de l’Ouest pour l’Intégration et l’Inclusion Régionale (WURI), du Registre National de la Population (RNP) et de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI) a également constitué un volet important des échanges.
Ces différentes présentations ont donné lieu à des interactions avec les participants, leur permettant de mieux appréhender les objectifs, les mécanismes et les implications de ces réformes. Cette démarche participative vise également à recueillir les observations et recommandations des acteurs de terrain, afin d’enrichir les réflexions et de favoriser une meilleure appropriation des nouvelles orientations.
Dans son intervention, le Gouverneur de la région de Dosso a rappelé que la modernisation de l’état civil et du système national d’identification répond à la nécessité de disposer d’un dispositif fiable, sécurisé, inclusif et adapté aux réalités du Niger. Il a également souligné l’importance de l’implication des autorités administratives et coutumières, des collectivités territoriales, des services techniques, des agents de l’état civil, des forces de défense et de sécurité, des leaders religieux, de la société civile et, surtout, des populations.
La rencontre a par ailleurs été marquée par l’accueil réservé à la délégation par les autorités de Dosso. L’Administrateur délégué de la ville a salué le choix de la commune pour abriter cette étape et souhaité la bienvenue aux participants, tout en appelant à une participation assidue et attentive aux différentes présentations. Il a également insisté sur la nécessité pour les participants de devenir de véritables relais capables de partager et de vulgariser les contenus présentés auprès des populations.
Au-delà de la présentation des réformes, cette étape de Dosso aura ainsi permis de renforcer le dialogue entre les acteurs et de créer les conditions d’une mobilisation plus large autour de la modernisation de l’état civil et de l’identification des personnes. La réussite de ces réformes repose en effet sur une implication collective et une bonne coordination des différents intervenants. À travers cette tournée nationale, les autorités entendent poursuivre la sensibilisation des acteurs à la base et favoriser une adhésion plus large des différentes couches.
Le Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, M. Abdoul Kader Moussa Garba, a lancé le 11 août 2026 à Tahoua une campagne nationale d’information sur les nouvelles dispositions juridiques liées à l’identité légale et sur les opérations d’enregistrement au Registre National de la Population (RNP). Menée avec l’appui du Projet WURI jusqu’au 12 août, elle vise à informer les populations sur la nouvelle carte biométrique, la protection des données personnelles et les grands chantiers de modernisation de l’état civil.
Le SGA a rappelé que cette démarche s’inscrit dans le Programme pour la Refondation de la République (PRR 2025-2029), qui fait de l’identification fiable des citoyens une priorité de bonne gouvernance. Depuis l’adhésion du Niger au programme régional WURI en 2022, le taux de déclaration des naissances dans les délais est passé de 53 % à 79 %.
Plusieurs réformes accompagnent cette dynamique : informatisation des communes pour l’état civil, mise en service d’un Registre National d’État Civil (RNEC), amélioration de la délivrance de la carte biométrique et du passeport AES, création d’un Registre National des Nationalités (RNN), et renforcement de la cybersécurité des systèmes numériques concernés.
À terme, le RNP servira de base unique pour identifier et authentifier chaque citoyen via un identifiant personnel, utilisable pour l’accès aux services publics et privés. Son déploiement démarrera à Niamey dans les prochaines semaines, avant une extension nationale dès 2027, sous la gestion de la future Agence Nationale d’Enregistrement et d’Identification (ANEI).
Le Gouverneur de Tahoua, Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, a salué l’importance de cette initiative pour sa région, carrefour migratoire stratégique.
Le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire a organisé, ce mardi 11 août 2026 à Niamey, une table ronde consacrée au renforcement de la cohésion sociale au Niger.
Cette rencontre a réuni les acteurs étatiques, les partenaires techniques et financiers, les autorités traditionnelles et religieuses, la société civile ainsi que les représentants des femmes et des jeunes.
Dans son discours, le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba, a souligné que la consolidation de la paix et de la stabilité ne peut reposer uniquement sur la réponse sécuritaire. Elle doit également s’appuyer sur la justice sociale, la solidarité, la réconciliation et l’amélioration des conditions de vie des populations.
Le Ministre a rappelé les résultats d’une étude pilote sur la perception de la cohésion sociale dans les régions de Tillabéri, Tahoua et Maradi. Cette étude doit contribuer à mieux orienter les actions du Programme national de Cohésion Sociale.
À travers ce programme, le Gouvernement entend renforcer la résilience des communautés, favoriser le dialogue et la médiation, soutenir l’inclusion des jeunes et des femmes et améliorer la coordination des interventions dans les zones les plus affectées par l’insécurité et les déplacements de populations.
La table ronde a également permis d’échanger sur la mobilisation des ressources et la mise en place d’un cadre commun permettant de renforcer la coordination, la transparence et le suivi des actions en faveur de la cohésion sociale.
À travers cette initiative, le Gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’une vision commune pour consolider la paix, la stabilité et le vivre-ensemble au Niger.
Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture
Du 26 au 29 mai dernier, Moscou a été le centre névralgique de la géopolitique mondiale en accueillant l’édition 2026 du Forum International sur la Sécurité (ISF). Face aux délégations de plus de 120 pays, la voix du Niger a résonné haut et fort. Menée par le Général de Division Mohamed TOUMBA, Ministre d’État en charge de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, la délégation nigérienne a marqué les esprits, particulièrement lors de la réunion cruciale du 28 mai consacrée aux défis sécuritaires dans un monde désormais multipolaire.
Le Niger au cœur de la tempête sahélienne
À la tribune, face à un auditoire de hauts responsables internationaux, le Général TOUMBA n’a pas tourné autour du pot. Il a d’abord rappelé une réalité géographique lourde de conséquences : le Niger, c’est 5 690 km de frontières partagées avec sept pays limitrophes.
Une position centrale qui fait du pays, depuis plus d’une décennie, la cible d’une véritable guerre hybride. Le ministre a été clair : le défi n’est pas seulement le terrorisme, mais un ensemble de menaces interconnectées incluant la criminalité transnationale, le trafic de tout genre, la déstabilisation informationnelle et la manipulation cynique des tensions communautaires…
Souveraineté de l’AES vs Ingérence : Le prix du sang
Le moment fort de l’intervention du Ministre d’État reste sans doute son état des lieux sans concession de la situation dans l’espace de la Confédération AES. De Niamey à Ouagadougou en passant par Bamako, les populations paient un lourd tribut face à la barbarie des groupes armés.
Pour le Général TOUMBA, le diagnostic politique est sans appel : ces atrocités sont le prix à payer pour des peuples qui ont osé briser les chaînes de la dépendance et revendiquer leur souveraineté totale face à un Occident obstiné à vouloir imposer ses lois. Finie la langue de bois : le Ministre d’État a ouvertement dénoncé des méthodes asymétriques bien rodées, allant de l’usage de mercenaires labellisés « djihadistes » jusqu’à l’infiltration des réseaux humanitaires et associatifs pour financer le chaos.
Bâtir une sécurité sur mesure, loin de l’hégémonie
Face à ce tableau, le Niger et ses alliés ne comptent pas plier. Le Ministre d’État, Ministre de l’intérieur a plaidé pour un changement radical de paradigme à l’échelle internationale :
Anticiper plutôt que subir : Mettre en place une véritable synergie d’actions capable de devancer les nouvelles menaces sécuritaires.
Un système juste et inclusif : Une architecture de sécurité commune qui traite chaque État équitablement et prend en compte ses préoccupations légitimes, loin des diktats des grandes puissances.
Allier la force au développement : Pour l’espace AES, la solution passera par des mécanismes adaptés à nos réalités socio-politiques, combinant l’effort militaire et des programmes concrets de développement.
En clair, le Niger reste pleinement engagé en faveur des principes de l’ONU, mais à une condition non négociable : que celle-ci se débarrasse enfin des logiques de blocs et de l’unilatéralisme. C’est dans cette dynamique de rupture et de respect mutuel que Niamey soutient les initiatives de sécurité globale de la Russie, un partenariat stratégique renforcé par les nombreuses
Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture
Ce jeudi 11 juin 2026, la grande salle de l’Hôtel Bravia de Niamey a servi de cadre à l’ouverture de l’Assemblée Générale Constitutive de l’Union des Collectivités Territoriales de la Confédération Alliance des États du Sahel (AES). La cérémonie est présidée par le Général de Division Mohamed Toumba, en présence des représentants des collectivités du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Cette rencontre d’une journée marque une étape importante dans la structuration de la coopération entre les territoires de l’espace AES, dans une dynamique de gouvernance locale renforcée et de développement de proximité.
Dans son discours d’ouverture, le Ministre a rappelé la place centrale des collectivités dans l’administration des territoires, la mise en œuvre des politiques publiques et l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a souligné leur rôle essentiel dans la promotion du développement économique et social, ainsi que dans la consolidation de la cohésion sociale.
Au-delà de ces missions, les autorités locales sont désormais appelées à jouer un rôle accru dans la dynamique d’intégration portée par la Confédération AES, notamment à travers le partage d’expériences, la coopération entre territoires et la mise en œuvre d’initiatives communes.
Revenant sur le processus engagé depuis la signature du Traité instituant la Confédération AES le 6 juillet 2024 à Niamey, le Ministre a rappelé la volonté des Chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger de construire un cadre de coopération fondé sur la souveraineté, la solidarité et la réponse aux aspirations des populations.
Dans cette logique, la mise en place d’une faîtière des collectivités territoriales apparaît comme un instrument stratégique destiné à renforcer la coordination entre les administrations locales et à soutenir les efforts de développement à l’échelle des trois pays.
Les principaux points à l’ordre du jour
Les travaux de l’Assemblée Générale portent essentiellement sur :
la mise en place de la faîtière des collectivités territoriales de l’AES ;
la désignation de ses organes dirigeants ;
et la définition des perspectives de coopération entre les collectivités des États membres.
Le Général de Division Mohamed Toumba a exprimé l’espoir que cette nouvelle structure contribue à renforcer des institutions locales plus solides, mieux organisées et davantage tournées vers les besoins des populations.
Il a également salué l’engagement des Forces de Défense et de Sécurité des pays de la Confédération, ainsi que l’appui des partenaires techniques et financiers qui accompagnent les efforts de décentralisation et de développement local dans l’espace AES.
En ouvrant officiellement les travaux, le Ministre a invité les participants à inscrire leurs réflexions dans une logique de résultats concrets au bénéfice des populations, dans un contexte où les enjeux de gouvernance locale et de développement territorial demeurent prioritaires.
À travers cette initiative, les États de l’AES réaffirment leur volonté de faire des collectivités territoriales des acteurs essentiels du développement et de l’intégration régionale au service des citoyens.
photo de famille de l’événement
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