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Sécurité

Forum de Moscou : Le Général de Division Mohamed TOUMBA pose les conditions d’une sécurité souveraine pour l’AES

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


Du 26 au 29 mai dernier, Moscou a été le centre névralgique de la géopolitique mondiale en accueillant l’édition 2026 du Forum International sur la Sécurité (ISF). Face aux délégations de plus de 120 pays, la voix du Niger a résonné haut et fort. Menée par le Général de Division Mohamed TOUMBA, Ministre d’État en charge de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, la délégation nigérienne a marqué les esprits, particulièrement lors de la réunion cruciale du 28 mai consacrée aux défis sécuritaires dans un monde désormais multipolaire.

Le Niger au cœur de la tempête sahélienne

À la tribune, face à un auditoire de hauts responsables internationaux, le Général TOUMBA n’a pas tourné autour du pot. Il a d’abord rappelé une réalité géographique lourde de conséquences : le Niger, c’est 5 690 km de frontières partagées avec sept pays limitrophes.

Une position centrale qui fait du pays, depuis plus d’une décennie, la cible d’une véritable guerre hybride. Le ministre a été clair : le défi n’est pas seulement le terrorisme, mais un ensemble de menaces interconnectées incluant la criminalité transnationale, le trafic de tout genre, la déstabilisation informationnelle et la manipulation cynique des tensions communautaires…

Souveraineté de l’AES vs Ingérence : Le prix du sang

Le moment fort de l’intervention du Ministre d’État reste sans doute son état des lieux sans concession de la situation dans l’espace de la Confédération AES. De Niamey à Ouagadougou en passant par Bamako, les populations paient un lourd tribut face à la barbarie des groupes armés.

Pour le Général TOUMBA, le diagnostic politique est sans appel : ces atrocités sont le prix à payer pour des peuples qui ont osé briser les chaînes de la dépendance et revendiquer leur souveraineté totale face à un Occident obstiné à vouloir imposer ses lois. Finie la langue de bois : le Ministre d’État a ouvertement dénoncé des méthodes asymétriques bien rodées, allant de l’usage de mercenaires labellisés « djihadistes » jusqu’à l’infiltration des réseaux humanitaires et associatifs pour financer le chaos.

Bâtir une sécurité sur mesure, loin de l’hégémonie

Face à ce tableau, le Niger et ses alliés ne comptent pas plier. Le Ministre d’État, Ministre de l’intérieur a plaidé pour un changement radical de paradigme à l’échelle internationale :

  • Anticiper plutôt que subir : Mettre en place une véritable synergie d’actions capable de devancer les nouvelles menaces sécuritaires.
  • Un système juste et inclusif : Une architecture de sécurité commune qui traite chaque État équitablement et prend en compte ses préoccupations légitimes, loin des diktats des grandes puissances.
  • Allier la force au développement : Pour l’espace AES, la solution passera par des mécanismes adaptés à nos réalités socio-politiques, combinant l’effort militaire et des programmes concrets de développement.

En clair, le Niger reste pleinement engagé en faveur des principes de l’ONU, mais à une condition non négociable : que celle-ci se débarrasse enfin des logiques de blocs et de l’unilatéralisme. C’est dans cette dynamique de rupture et de respect mutuel que Niamey soutient les initiatives de sécurité globale de la Russie, un partenariat stratégique renforcé par les nombreuses

Niamey accueille le premier forum régional de l’AES sur le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration des ex-combattants des groupes armés.

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture

Du 19 au 21 mai 2026, Niamey, capitale du Niger et berceau de la Confédération des États du Sahel (AES), a accueilli le premier Forum régional sur le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (DDR) des ex-combattants des groupes armés.

Organisé dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de l’an II de la Confédération AES, ce forum a réuni les représentants des institutions des États membres, des experts du Burkina Faso, du Mali et du Togo, ainsi que des chefs traditionnels, des leaders religieux, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers, notamment le Programme des Nations Unies pour le développement et l’UNICEF.

Table de séance du forum à l’ouverture

La cérémonie d’ouverture s’est tenue au Centre international de conférences Mahatma Gandhi de Niamey, sous la présidence du Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Commissaire général de police Abdourahamane Ayouba.

Dans son allocution, il a souligné que ce forum s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre les États membres de l’AES face aux défis sécuritaires dans l’espace sahélien. Il a rappelé que le DDR constitue un instrument stratégique de prévention de l’extrémisme violent, de stabilisation et de consolidation de la paix.

Durant trois (03) jours, les participants ont procédé à des échanges d’expériences sur les dispositifs nationaux de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de gestion des redditions. Les travaux ont permis d’identifier les bonnes pratiques et de dégager des pistes d’harmonisation des approches au niveau régional.

Le Niger a partagé son expérience en matière de DDR, mise en œuvre depuis 2018, ayant permis la réintégration de plus d’un millier d’ex-combattants dans leurs communautés d’origine, à travers des mécanismes d’accompagnement socio-économique.

Les partenaires techniques et financiers ont salué les progrès enregistrés et réaffirmé leur engagement à accompagner les États de la Confédération dans les efforts de stabilisation, de prévention des conflits et de consolidation de la paix.

Les échanges ont également mis en évidence la nécessité de renforcer les approches complémentaires à la réponse sécuritaire, notamment les actions communautaires, sociales et économiques, en vue de traiter les causes profondes de l’extrémisme violent.

Au terme des travaux, les participants ont adopté des recommandations visant à l’élaboration d’une feuille de route régionale pour la coordination des initiatives DDR dans l’espace AES.

En marge du forum, les chefs traditionnels ont lancé un appel à la jeunesse enrôlée dans les groupes armés, les invitant à déposer les armes et à s’engager dans des dynamiques de paix et de réinsertion sociale.

Le forum de Niamey marque une étape importante dans le renforcement de la coopération régionale en matière de DDR et dans la promotion d’une approche concertée face aux défis sécuritaires dans l’espace sahélien.


Forum régional DDR : les préparatifs s’intensifient à Niamey

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture

À quelques jours de l’ouverture du forum régional sur le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (DDR), prévu du 19 au 21 mai 2026 à Niamey, une réunion préparatoire s’est tenue hier dans les locaux du ministère de l’Intérieur.

Animée par le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur, déjà présent lors du lancement du processus, cette rencontre a réuni les différents acteurs impliqués dans l’organisation de cette importante édition élargie aux pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le ministère de l’Intérieur assurera d’ailleurs la coordination et la conduite de cette édition régionale.

La réunion a également permis de faire le point sur les outils de communication mis en place pour cette édition. Un logo officiel a été conçu, accompagné de plusieurs supports visuels destinés à donner plus de visibilité au forum et à renforcer la sensibilisation des populations. Avec l’appui des partenaires techniques et financiers, plusieurs aménagements ont aussi été envisagés afin de permettre une plus grande mobilisation et d’atteindre un public plus large.

Au programme de cette rencontre régionale figurent également plusieurs panels et cadres d’échanges qui réuniront experts, responsables administratifs, leaders communautaires et partenaires autour des questions liées à la paix, à la sécurité, à la prévention de l’extrémisme violent ainsi qu’à la réintégration des ex-combattants.

Prenant la parole au cours des échanges, le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur a insisté sur la nécessité d’une forte implication des leaders religieux, des chefs communautaires et surtout de la jeunesse. Selon lui, leur participation active sera essentielle pour faire de cette rencontre un cadre d’échanges constructifs en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité dans les pays de l’AES.

Zone aéroportuaire de Niamey : les autorités sensibilisent les populations concernées par l’opération de déguerpissement

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou; 2 minutes de lecture

Dans le cadre des mesures de sécurisation des infrastructures stratégiques nationales, le comité chargé du dialogue, de la communication et de la veille sécuritaire avec les populations installées sur les lotissements illégaux de la zone aéroportuaire de Niamey a effectué, ce matin, une visite de terrain suivie d’un point de presse.

Conduite par le Gouverneur de la région de Niamey, cette sortie avait pour objectif de porter à la connaissance de l’opinion publique et des populations concernées les informations essentielles relatives à l’opération de déguerpissement prévue d’ici le 31 mai 2026 pour désencombrer la zone aéroportuaire.

Le Gouverneur de la région de Niamey indiquant les limites du titre foncier.

Ce point de presse s’est déroulé en présence du Gouverneur de la région de Tillabéri, de l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, des Administrateurs Délégués de la Commune IV et de la Commune rurale de Liboré, ainsi que des cadres des ministères en charge des Transports et du Cadastre.

Le Gouverneur de la région de Niamey lors du point de presse.

Prenant la parole au cours de cette rencontre avec la presse, le Gouverneur de la région de Niamey a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des mesures urgentes prises par l’État afin de garantir la sécurité des populations et de renforcer la protection des infrastructures stratégiques du Niger.

Selon les explications fournies, le contexte sécuritaire actuel, marqué par la recrudescence des attaques asymétriques, impose un renforcement des dispositifs de contrôle et de sécurisation autour des installations sensibles. L’attaque perpétrée dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 contre la Base Aérienne 101 et l’Aéroport International Diori Hamani a notamment mis en évidence la nécessité de préserver les emprises aéroportuaires de toute occupation irrégulière.

Les autorités ont souligné que la présence d’habitations et de constructions anarchiques à proximité des infrastructures aéroportuaires constitue à la fois un risque pour la sécurité de la navigation aérienne et une menace potentielle pour la sûreté nationale.

L’atterrissage d’un avion autour de la zone concernée.

Les échanges avec la presse ont également permis de rappeler que le titre foncier n°784, créé le 3 juillet 1953 et affecté au domaine aéroportuaire, fait aujourd’hui l’objet de plusieurs occupations illégales.

À ce jour, quatre lotissements sont recensés sur cette emprise. Il s’agit des lotissements

  • Mutram,
  • Alpha Jadi,
  • Extension Alpha Jadi et
  • Extension Kobantafa.

Selon les autorités, ces occupations couvrent environ 269 hectares, soit près de 19 % de la superficie totale du titre foncier.

Le Gouverneur de la région de Niamey a précisé que le morcellement de cet espace aurait été effectué illégalement à partir de 2013, malgré les différentes mises en garde relatives aux risques que représentent ces installations pour la sécurité aérienne et la protection des infrastructures stratégiques.

Photo de famille des membres de ce comité

Veuillez retrouver les images de cette activité dans notre galerie.

Déguerpissement dans la zone aéroportuaire de Niamey : le gouvernement met en place un dispositif de dialogue et de veille sécuritaire

En prélude à l’opération de déguerpissement des populations installées sur des lotissements illégaux dans la zone aéroportuaire de Niamey, le Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Intérieur, M. Abdoul Kader Garba Moussa, a présidé, le 16 avril 2026, la première réunion du comité chargé du dialogue, de la communication et de la veille sécuritaire.

Créé par arrêté du 30 mars 2026, ce comité a pour mission d’assurer le dialogue entre autorités, Forces de défense et de sécurité (FDS) et populations concernées, tout en coordonnant la communication autour des opérations. Il est également chargé de sensibiliser les populations, de prévenir les risques sécuritaires et d’accompagner la mise en œuvre des déguerpissements dans un climat apaisé.

Image de la salle pendant la réunion

Le comité veillera aussi à recueillir les préoccupations des populations affectées et à proposer des solutions conciliant sécurité, ordre public et cohésion sociale, tout en assurant le suivi des opérations.

Cette première rencontre vise à définir une feuille de route à court, moyen et long terme pour renforcer la sécurité de la zone aéroportuaire de Niamey.

Le Gouverneur de Niamey lors de son allocution

Par ailleurs, le Gouverneur de la région a appelé les populations à libérer les emprises, en précisant que le secteur Est de l’Aéroport international Diori Hamani constitue la priorité. Des indemnisations pourraient être envisagées après déclaration d’utilité publique.