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Coopération

Maradi : un atelier régional sur les réformes de l’état civil et l’identification


Maradi, 7 septembre 2026 – Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, a présidé l’ouverture d’un atelier régional de deux jours consacrés aux réformes de l’état civil, à l’identification des personnes physiques et à la modernisation du système national d’identification.

Organisée sous le thème « Pour une identité sécurisée et inclusive », cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la tournée nationale de vulgarisation des nouveaux textes juridiques et de sensibilisation sur les opérations d’enregistrement intermédiaire au Registre National de la Population (RNP).

Le Niger entend ainsi mettre en place un RNP comme base de données centrale, fiable et sécurisée, permettant l’enrôlement des personnes et l’attribution d’un identifiant unique. Cette réforme s’appuie notamment sur le Projet WURI-Niger, restructuré pour être aligné sur le Programme de la Refondation de la République (PRR).

Plusieurs textes ont récemment renforcé le cadre juridique de l’état civil et de l’identification, notamment l’ordonnance du 22 avril 2026 portant régime de l’état civil et les textes portant création et approbation des statuts de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI).

Les autorités prévoient également la modernisation du système d’état civil à travers l’informatisation des communes et centres de déclaration, la mise en place d’un Registre National d’État Civil (RNEC), ainsi que le renforcement des capacités des acteurs.

Une première phase d’enrôlement au RNP est prévue prochainement dans les cinq arrondissements communaux de Niamey, avant une extension progressive aux autres régions à partir de 2027.

Le Gouverneur de Maradi a appelé l’ensemble des acteurs à se mobiliser pour accompagner la mise en œuvre de cette réforme, dont la réussite repose sur l’implication de tous.


Diffa se mobilise pour l’identité légale : la tournée nationale de sensibilisation fait escale sur les terres de la résilience


Il est un peu plus de 9h ce jeudi 3 septembre 2026 quand les premiers invités prennent place dans la salle de la Maison des Jeunes et de la Culture de Diffa. L’ambiance est solennelle mais chaleureuse : Diffa reçoit à son tour la caravane nationale de sensibilisation sur les réformes de l’état civil et de l’identification des personnes, portée par le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire.

Secrétaire Général de la région de Diffa, M. Attahirou Mahamadou Maidouka

C’est le Secrétaire Général de la région, M. Attahirou Mahamadou Maidouka, qui a ouvert la cérémonie au nom du Gouverneur. Dans son mot d’accueil, il ne cache pas son émotion : c’est toute une région, éprouvée par des années de crise sécuritaire et humanitaire, qui se sent honorée d’accueillir la délégation nationale. Un accueil à la hauteur de la réputation de Diffa, terre de courage, de dignité et d’hospitalité.

Face à l’assistance — autorités administratives, forces de défense et de sécurité, représentants du Projet WURI, partenaires techniques et financiers, société civile — le Directeur Général de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGAT/DD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la mission de l’axe 2, prend la parole. Le ton est grave, à la mesure des enjeux : ici, plus qu’ailleurs, l’identité juridique n’est pas qu’une formalité administrative.

Directeur Général de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGAT/DD), M. Abdoulkadri Hama

« Dans une région exposée aux défis du terrorisme et de l’immigration irrégulière en masse, un système biométrique fiable et interopérable constitue un outil d’appui essentiel aux Forces de Défense et de Sécurité », martèle-t-il. À Diffa, la modernisation de l’état civil rime aussi avec protection des déplacés internes, des retournés et des réfugiés qui trouvent refuge dans la région depuis le début de la crise.

Photo de famille des participants

À Zinder, l’état civil sort de l’ombre administrative


Zinder a accueilli, le 31 août 2026, une étape de la tournée nationale sur les réformes de l’état civil et l’identification des personnes, présidée par le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani. Pour lui, un état civil performant n’est pas qu’une formalité : c’est le socle de l’identité juridique de chaque citoyen, et un système bien rodé éviterait même à l’État de dépenser des fortunes en recensements généraux.

Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani

Les échanges ont porté sur les réformes juridiques en cours, la protection des données personnelles, et surtout la construction du futur Registre National de la Population (RNP), avec un focus sur le rôle des acteurs locaux dans les opérations d’enregistrement à venir.

Le Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la mission de l’Axe 2, a livré des chiffres révélateurs : 79,63 % des naissances sont aujourd’hui déclarées, mais seuls 3 millions de Nigériens possèdent une carte d’identité sur près de 13 millions concernés. Un écart que le Projet WURI, restructuré avec l’appui de la Banque Mondiale, entend combler en accélérant l’enregistrement et l’identification biométrique, dans le droit fil du Programme pour la Refondation de la République (PRR 2025-2029).

Le Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama

Agadez : ouverture de la 4ème étape de la tournée nationale de sensibilisation sur les réformes en matière d’état civil et d’identification des personnes


Agadez a accueilli, ce vendredi 28 août 2026 dans la salle de réunion de la MJC LAYA, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de sensibilisation sur les réformes en matière d’état civil, d’identification des personnes physiques et de modernisation du système national d’identification au Niger. Cette étape constitue la quatrième du genre, après celles de Tahoua, Dosso et Tillabéri.

La cérémonie a été présidée par le Gouverneur de la Région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, en présence du Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la délégation ministérielle, ainsi que des autorités administratives, coutumières, religieuses et des représentants des partenaires techniques et financiers.

Dans son allocution, le Gouverneur a rappelé que l’identité juridique constitue un droit fondamental et un levier essentiel de développement, garantissant l’accès de chaque citoyen aux services publics de base. Il a souligné que la restructuration en cours, désormais entrée dans sa phase opérationnelle, repose sur l’enregistrement biométrique de la population, la constitution du Registre National de la Population (RNP), le renforcement du système d’état civil et la mise en place d’une nouvelle Carte Nationale d’Identité Biométrique. Il a par ailleurs relevé l’importance particulière de cette réforme pour la région d’Agadez, carrefour d’échanges et terre de transit migratoire.

le Général de Division Ibra Boulama Issa, Gouverneur de la Région d’Agadez

De son côté, le DGATDD a présenté le bilan des avancées enregistrées à l’échelle nationale : le taux de déclaration des naissances est passé à 79,8%, tandis qu’environ 3 000 000 de personnes sur les 13 millions de Nigériens en âge d’obtenir la carte d’identité nationale n’en disposent pas encore. Il a détaillé le cadre juridique récemment adopté, comprenant l’ordonnance portant régime de l’état civil ainsi que trois décrets relatifs à la création et à l’organisation de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI). Il a également annoncé la prochaine mise en œuvre du RNP, dont la première phase débutera à Niamey avant de s’étendre progressivement aux autres régions, ainsi que l’attribution à terme d’un numéro d’identification unique à chaque citoyen.

Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la délégation ministérielle

Durant deux jours, les participants échangeront notamment sur les réformes juridiques du MISPAT, la protection des données à caractère personnel, la nouvelle CNI biométrique, le projet WURI, la constitution du RNP, ainsi que les rôles et responsabilités des acteurs déconcentrés dans les opérations d’enregistrement.


Dosso : la tournée nationale de sensibilisation sur les réformes de l’état civil et de l’identification des personnes se poursuit


Après Tahoua, la tournée nationale de sensibilisation sur les réformes en matière d’état civil, d’identification des personnes physiques et de modernisation du système national d’identification s’est poursuivie à Dosso. Organisée sur deux jours, cette étape a réuni les autorités administratives et locales, les services techniques, les forces de défense et de sécurité, les représentants de la société civile ainsi que les partenaires concernés.

À travers cette initiative, le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire entend favoriser une meilleure appropriation des réformes engagées et renforcer la compréhension du rôle des différents acteurs dans leur mise en œuvre. L’atelier constitue ainsi un cadre d’information, de dialogue et de partage autour des transformations en cours dans le domaine de l’état civil et de l’identification.

Les travaux ont notamment porté sur les réformes juridiques initiées par le Ministère, la protection des données à caractère personnel en lien avec l’identité légale, la cybersécurité, la nouvelle Carte Nationale d’Identité Biométrique, les principaux chantiers de modernisation de l’état civil, la nationalité et les documents d’identité et de voyage. La présentation du Projet d’Identification Unique en Afrique de l’Ouest pour l’Intégration et l’Inclusion Régionale (WURI), du Registre National de la Population (RNP) et de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI) a également constitué un volet important des échanges.

Ces différentes présentations ont donné lieu à des interactions avec les participants, leur permettant de mieux appréhender les objectifs, les mécanismes et les implications de ces réformes. Cette démarche participative vise également à recueillir les observations et recommandations des acteurs de terrain, afin d’enrichir les réflexions et de favoriser une meilleure appropriation des nouvelles orientations.

Dans son intervention, le Gouverneur de la région de Dosso a rappelé que la modernisation de l’état civil et du système national d’identification répond à la nécessité de disposer d’un dispositif fiable, sécurisé, inclusif et adapté aux réalités du Niger. Il a également souligné l’importance de l’implication des autorités administratives et coutumières, des collectivités territoriales, des services techniques, des agents de l’état civil, des forces de défense et de sécurité, des leaders religieux, de la société civile et, surtout, des populations.

La rencontre a par ailleurs été marquée par l’accueil réservé à la délégation par les autorités de Dosso. L’Administrateur délégué de la ville a salué le choix de la commune pour abriter cette étape et souhaité la bienvenue aux participants, tout en appelant à une participation assidue et attentive aux différentes présentations. Il a également insisté sur la nécessité pour les participants de devenir de véritables relais capables de partager et de vulgariser les contenus présentés auprès des populations.

Au-delà de la présentation des réformes, cette étape de Dosso aura ainsi permis de renforcer le dialogue entre les acteurs et de créer les conditions d’une mobilisation plus large autour de la modernisation de l’état civil et de l’identification des personnes. La réussite de ces réformes repose en effet sur une implication collective et une bonne coordination des différents intervenants. À travers cette tournée nationale, les autorités entendent poursuivre la sensibilisation des acteurs à la base et favoriser une adhésion plus large des différentes couches.


Forum de Moscou : Le Général de Division Mohamed TOUMBA pose les conditions d’une sécurité souveraine pour l’AES

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


Du 26 au 29 mai dernier, Moscou a été le centre névralgique de la géopolitique mondiale en accueillant l’édition 2026 du Forum International sur la Sécurité (ISF). Face aux délégations de plus de 120 pays, la voix du Niger a résonné haut et fort. Menée par le Général de Division Mohamed TOUMBA, Ministre d’État en charge de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, la délégation nigérienne a marqué les esprits, particulièrement lors de la réunion cruciale du 28 mai consacrée aux défis sécuritaires dans un monde désormais multipolaire.

Le Niger au cœur de la tempête sahélienne

À la tribune, face à un auditoire de hauts responsables internationaux, le Général TOUMBA n’a pas tourné autour du pot. Il a d’abord rappelé une réalité géographique lourde de conséquences : le Niger, c’est 5 690 km de frontières partagées avec sept pays limitrophes.

Une position centrale qui fait du pays, depuis plus d’une décennie, la cible d’une véritable guerre hybride. Le ministre a été clair : le défi n’est pas seulement le terrorisme, mais un ensemble de menaces interconnectées incluant la criminalité transnationale, le trafic de tout genre, la déstabilisation informationnelle et la manipulation cynique des tensions communautaires…

Souveraineté de l’AES vs Ingérence : Le prix du sang

Le moment fort de l’intervention du Ministre d’État reste sans doute son état des lieux sans concession de la situation dans l’espace de la Confédération AES. De Niamey à Ouagadougou en passant par Bamako, les populations paient un lourd tribut face à la barbarie des groupes armés.

Pour le Général TOUMBA, le diagnostic politique est sans appel : ces atrocités sont le prix à payer pour des peuples qui ont osé briser les chaînes de la dépendance et revendiquer leur souveraineté totale face à un Occident obstiné à vouloir imposer ses lois. Finie la langue de bois : le Ministre d’État a ouvertement dénoncé des méthodes asymétriques bien rodées, allant de l’usage de mercenaires labellisés « djihadistes » jusqu’à l’infiltration des réseaux humanitaires et associatifs pour financer le chaos.

Bâtir une sécurité sur mesure, loin de l’hégémonie

Face à ce tableau, le Niger et ses alliés ne comptent pas plier. Le Ministre d’État, Ministre de l’intérieur a plaidé pour un changement radical de paradigme à l’échelle internationale :

  • Anticiper plutôt que subir : Mettre en place une véritable synergie d’actions capable de devancer les nouvelles menaces sécuritaires.
  • Un système juste et inclusif : Une architecture de sécurité commune qui traite chaque État équitablement et prend en compte ses préoccupations légitimes, loin des diktats des grandes puissances.
  • Allier la force au développement : Pour l’espace AES, la solution passera par des mécanismes adaptés à nos réalités socio-politiques, combinant l’effort militaire et des programmes concrets de développement.

En clair, le Niger reste pleinement engagé en faveur des principes de l’ONU, mais à une condition non négociable : que celle-ci se débarrasse enfin des logiques de blocs et de l’unilatéralisme. C’est dans cette dynamique de rupture et de respect mutuel que Niamey soutient les initiatives de sécurité globale de la Russie, un partenariat stratégique renforcé par les nombreuses

Niamey accueille le premier forum régional de l’AES sur le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration des ex-combattants des groupes armés.

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture

Du 19 au 21 mai 2026, Niamey, capitale du Niger et berceau de la Confédération des États du Sahel (AES), a accueilli le premier Forum régional sur le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (DDR) des ex-combattants des groupes armés.

Organisé dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de l’an II de la Confédération AES, ce forum a réuni les représentants des institutions des États membres, des experts du Burkina Faso, du Mali et du Togo, ainsi que des chefs traditionnels, des leaders religieux, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers, notamment le Programme des Nations Unies pour le développement et l’UNICEF.

Table de séance du forum à l’ouverture

La cérémonie d’ouverture s’est tenue au Centre international de conférences Mahatma Gandhi de Niamey, sous la présidence du Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Commissaire général de police Abdourahamane Ayouba.

Dans son allocution, il a souligné que ce forum s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre les États membres de l’AES face aux défis sécuritaires dans l’espace sahélien. Il a rappelé que le DDR constitue un instrument stratégique de prévention de l’extrémisme violent, de stabilisation et de consolidation de la paix.

Durant trois (03) jours, les participants ont procédé à des échanges d’expériences sur les dispositifs nationaux de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de gestion des redditions. Les travaux ont permis d’identifier les bonnes pratiques et de dégager des pistes d’harmonisation des approches au niveau régional.

Le Niger a partagé son expérience en matière de DDR, mise en œuvre depuis 2018, ayant permis la réintégration de plus d’un millier d’ex-combattants dans leurs communautés d’origine, à travers des mécanismes d’accompagnement socio-économique.

Les partenaires techniques et financiers ont salué les progrès enregistrés et réaffirmé leur engagement à accompagner les États de la Confédération dans les efforts de stabilisation, de prévention des conflits et de consolidation de la paix.

Les échanges ont également mis en évidence la nécessité de renforcer les approches complémentaires à la réponse sécuritaire, notamment les actions communautaires, sociales et économiques, en vue de traiter les causes profondes de l’extrémisme violent.

Au terme des travaux, les participants ont adopté des recommandations visant à l’élaboration d’une feuille de route régionale pour la coordination des initiatives DDR dans l’espace AES.

En marge du forum, les chefs traditionnels ont lancé un appel à la jeunesse enrôlée dans les groupes armés, les invitant à déposer les armes et à s’engager dans des dynamiques de paix et de réinsertion sociale.

Le forum de Niamey marque une étape importante dans le renforcement de la coopération régionale en matière de DDR et dans la promotion d’une approche concertée face aux défis sécuritaires dans l’espace sahélien.


Zone aéroportuaire de Niamey : les autorités sensibilisent les populations concernées par l’opération de déguerpissement

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou; 2 minutes de lecture

Dans le cadre des mesures de sécurisation des infrastructures stratégiques nationales, le comité chargé du dialogue, de la communication et de la veille sécuritaire avec les populations installées sur les lotissements illégaux de la zone aéroportuaire de Niamey a effectué, ce matin, une visite de terrain suivie d’un point de presse.

Conduite par le Gouverneur de la région de Niamey, cette sortie avait pour objectif de porter à la connaissance de l’opinion publique et des populations concernées les informations essentielles relatives à l’opération de déguerpissement prévue d’ici le 31 mai 2026 pour désencombrer la zone aéroportuaire.

Le Gouverneur de la région de Niamey indiquant les limites du titre foncier.

Ce point de presse s’est déroulé en présence du Gouverneur de la région de Tillabéri, de l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, des Administrateurs Délégués de la Commune IV et de la Commune rurale de Liboré, ainsi que des cadres des ministères en charge des Transports et du Cadastre.

Le Gouverneur de la région de Niamey lors du point de presse.

Prenant la parole au cours de cette rencontre avec la presse, le Gouverneur de la région de Niamey a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des mesures urgentes prises par l’État afin de garantir la sécurité des populations et de renforcer la protection des infrastructures stratégiques du Niger.

Selon les explications fournies, le contexte sécuritaire actuel, marqué par la recrudescence des attaques asymétriques, impose un renforcement des dispositifs de contrôle et de sécurisation autour des installations sensibles. L’attaque perpétrée dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 contre la Base Aérienne 101 et l’Aéroport International Diori Hamani a notamment mis en évidence la nécessité de préserver les emprises aéroportuaires de toute occupation irrégulière.

Les autorités ont souligné que la présence d’habitations et de constructions anarchiques à proximité des infrastructures aéroportuaires constitue à la fois un risque pour la sécurité de la navigation aérienne et une menace potentielle pour la sûreté nationale.

L’atterrissage d’un avion autour de la zone concernée.

Les échanges avec la presse ont également permis de rappeler que le titre foncier n°784, créé le 3 juillet 1953 et affecté au domaine aéroportuaire, fait aujourd’hui l’objet de plusieurs occupations illégales.

À ce jour, quatre lotissements sont recensés sur cette emprise. Il s’agit des lotissements

  • Mutram,
  • Alpha Jadi,
  • Extension Alpha Jadi et
  • Extension Kobantafa.

Selon les autorités, ces occupations couvrent environ 269 hectares, soit près de 19 % de la superficie totale du titre foncier.

Le Gouverneur de la région de Niamey a précisé que le morcellement de cet espace aurait été effectué illégalement à partir de 2013, malgré les différentes mises en garde relatives aux risques que représentent ces installations pour la sécurité aérienne et la protection des infrastructures stratégiques.

Photo de famille des membres de ce comité

Veuillez retrouver les images de cette activité dans notre galerie.

#Sécurité et #Résilience

Le 13 Août dernier a été organisé à Niamey ,la 6ème et dernière réunion du comité de pilotage du programme << Fonds pour la Stabilisation des Régions du Lac Tchad et du Liptako- Gourma>>, fenêtre pour le Niger.

Cette réunion présidée par le Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, a regroupé autour de la table, les acteurs clés de la mise en œuvre de ce programme dont les autorités régionales de Tahoua, Diffa et Tillabéri, les cadres du Ministère de l’Intérieur et du programme national de stabilisation ainsi que les Partenaires Techniques et Financiers qui accompagnent le Niger dans la mise en œuvre de ce programme.

Au cours de cette réunion, gouvernement et partenaires ont fait le point de la mise en œuvre de ce programme. Ils ont,en effet, ensemble évaluer les succès mais aussi les faiblesses de ce programme.

Cette rencontre-bilan, leur a permis aussi de réfléchir sur les mécanismes à mettre en place pour solidifier les acquis de ce programme.

Grâce à la mise en œuvre de ce programme,ce sont au moins 25.000 personnes qui ont été réinstallées dans leurs localités d’origine et plusieurs écoles et centres de santé et points d’eau qui ont été réhabilités.

Aussi, toutes les parties ont exprimé leur vœu de voir la Fenêtre Niger de ce fonds mieux financer pour qu’ensemble elles puissent promouvoir davantage la #sécurité , la #résilience et le #développement durable dans les trois régions concernées.