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Auteur/autrice : Ministere

Maradi : Ouverture de la 12ème édition de la Journée des Communes du Niger sous le thème « La décentralisation au cœur des enjeux sécuritaires ».


Sous le Haut patronage du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, la ville de Maradi a accueilli, du 9 au 10 juillet 2026, à l’Université Dan Dicko Dankoulodo, la 12ème édition de la Journée des Communes du Niger (JCN). Les travaux ont été officiellement lancés par le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba. Après Dosso en 2024 et Zinder en 2025, la rencontre s’est tenue cette année à Maradi, couplée à l’Assemblée Générale statutaire de l’Association des Municipalités du Niger (AMN), tenue le 11 juillet 2026.

L’édition 2026 est placée sous le thème « La décentralisation au cœur des enjeux sécuritaires ». Le Ministre d’État a inscrit ce choix dans le prolongement de l’Ordonnance 2025-42 du 26 décembre 2025 relative à la Mobilisation générale pour la défense de la Patrie, qui organise le passage de l’État, des forces de défense et de sécurité et de l’économie nationale de l’état de paix à l’état de guerre. Il a rappelé les obligations citoyennes qui en découlent : répondre sans délai aux ordres de mobilisation, se conformer aux dispositions des autorités compétentes et signaler tout comportement suspect de ressortissants de pays hostiles. Selon lui, cette mobilisation « commence dans les foyers, se renforce dans les quartiers et s’affirme dans les communes », d’où le rôle central des collectivités territoriales dans la sensibilisation des populations. Il a ainsi appelé l’AMN, forte de ses 255 communes et 15 arrondissements communaux, à se mobiliser comme un seul homme pour la souveraineté et la dignité.

Le Ministre a précisé que cette édition, couplée à l’AG de l’AMN, visait notamment à : mobiliser les collectivités pour la défense de la Patrie ; partager les leçons apprises sur la mobilisation des ressources locales ; échanger sur les pratiques de cofinancement et de partenariat public-privé ; connecter les collectivités au secteur privé et aux bailleurs ; améliorer la gouvernance locale, la transparence et les résultats ; coordonner les approches financières face aux contraintes budgétaires ; et élaborer un mémorandum sur les préoccupations des communes en matière de décentralisation.

Il a également situé la rencontre dans la dynamique de la coopération décentralisée et transfrontalière, moins d’un mois après la mise en place à Niamey de l’Union des Collectivités Territoriales de l’AES, tout en rappelant les défis persistants : orientations politiques de la décentralisation, projets structurants, intercommunalité, fonction publique territoriale et transfert de domaines de compétence.

Le président de l’Association des Municipalités du Niger (AMN), le Colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, a présenté l’innovation de cette édition : le remplacement de la traditionnelle foire des communes par une journée culturelle mettant à l’honneur le patrimoine de Maradi, gage selon lui de cohésion sociale et de paix. Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, a pris part aux travaux en sa qualité de première autorité administrative de la région hôte. Les Administrateurs Délégués présents ont, pour leur part, exposé leurs préoccupations relatives à la décentralisation, au développement local et à la mobilisation des ressources, qui ont nourri les échanges.

À cette occasion, le Ministre d’État a décerné, le 9 juillet 2026 à Maradi, la distinction d’Administrateur Délégué de l’année 2025 à Monsieur Nachama Chaibou, Administrateur Délégué de la commune rurale de Guidan Amoumoune, département de Mayahi, pour sa performance dans la gestion de sa commune. Il a également remis un Témoignage officiel de félicitations au Lieutenant Mahamadou Moussa, Administrateur Délégué de la commune rurale de Roumbou, département de Dakoro, ainsi qu’à l’Inspecteur Divisionnaire de Police Boubé Assoumane, Administrateur Délégué de la commune rurale de Bambey, département de Tahoua, tous deux distingués pour les résultats atteints dans leur gestion au titre de l’année 2025.

Le Ministre d’État a rendu hommage aux acteurs de la décentralisation disparus et aux forces de défense et de sécurité tombées au champ d’honneur, adressé ses condoléances aux familles éplorées, et remercié les partenaires techniques et financiers qui appuient la décentralisation au Niger. Il a rappelé la volonté du Président de la République de voir la gestion des communes tournée vers la performance, la transparence et la redevabilité, avant de déclarer lancés les travaux de la 12ème édition de la Journée des Communes du Niger, couplée à l’Assemblée Générale statutaire de l’AMN tenue le 11 juillet 2026.

Journée des Communes 2026 : le MISPAT supervise les préparatifs de la 12ᵉ édition à Maradi

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


En prélude à la 12ᵉ édition de la Journée des Communes, couplée à l’Assemblée générale de l’Association des Municipalités du Niger (AMN), prévue du 09 au 11 juillet 2026 à l’Université Dan Dicko Dan Koulodo de Maradi, le Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Commissaire Général de Police (ER) Ayouba Abdourahamane, a effectué une visite des différents sites devant accueillir les activités.

Cette visite a permis de constater l’état d’avancement des préparatifs, d’apprécier les dispositifs logistiques, techniques et sécuritaires mis en place, ainsi que de donner les orientations nécessaires pour assurer la réussite de ce grand rendez-vous national des collectivités territoriales.

Organisée sous le Haut Patronage de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État, et placée sous la présidence du Général de Division Mohamed Toumba, Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, cette édition est placée sous le thème : « La décentralisation au cœur des enjeux sécuritaires ».

Cette rencontre réunira autorités administratives, élus locaux et acteurs de la gouvernance territoriale autour des défis liés au renforcement de la décentralisation, à la sécurité de proximité, à la cohésion sociale et au développement durable.

À travers cette initiative, le MISPAT réaffirme son engagement à accompagner les collectivités territoriales dans leur rôle stratégique pour la consolidation de la paix et de la sécurité au Niger.

Réunion ministérielle de l’AES à Ouagadougou : Le Niger au cœur de la dynamique sécuritaire confédérale

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


Niamey, 2 juillet 2026 – Dans le cadre de la mise en Œuvre de la feuille de route de l’An 2 de la Confédération des États du Sahel (AES), les ministres en charge de la Sécurité des trois pays se sont réunis à Ouagadougou du 1er au 2 juillet 2026 faisant suite à la réunion des experts. Cette rencontre de haut niveau des experts a été marquée par la participation active du Niger, représenté par le Général de division Mohamed TOUMBA, Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire. Le point d’orgue de cette mission a été l’audience accordée le 1er juillet par le Président du Faso et Président en exercice de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à la délégation ministérielle composée du Général Mohamed TOUMBA pour le Niger, de Mahamadou SANA, ministre burkinabè de la Sécurité, et de Oumar SOGOBA, Secrétaire général du ministère malien de la Sécurité et de la Protection civile. Cette audience visait à recueillir les orientations et les conseils avisés du Président en exercice pour guider les travaux des ministres, conformément à la vision des Chefs d’État de l’AES qui ont exprimé leur volonté commune de construire un cadre de coopération fondé sur la souveraineté, la solidarité et la réponse aux aspirations des populations.

Le porte-parole de la délégation, le ministre burkinabè en charge de la sécurité le commissaire divisionaire Mahamadou SANA, a rappelé que l’élément central de l’An 2 de la gouvernance confédérale est véritablement le renforcement de la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble de l’espace confédéral. Cette vision s’inscrit dans la continuité des travaux engagés depuis la signature du Traité instituant la Confédération AES, le 6 juillet 2024 à Niamey. Au cours des travaux préparatoires du 29 et 30 juin, les experts ont planché sur les dispositifs techniques et juridiques destinés à renforcer la sécurité des déplacements transfrontaliers, et leurs conclusions ont servi de base aux discussions ministérielles. Le Général de division Mohamed TOUMBA a salué ces conclusions des experts et a appelé à l’adoption rapide des projets de textes, qu’il a qualifiés d’instruments essentiels pour consolider la sécurité et faciliter la libre circulation dans l’espace confédéral, réaffirmant ainsi avec force l’engagement du Niger dans ce processus d’intégration sécuritaire, conformément à la vision des Chefs d’État de l’AES.

À l’issue des échanges, plusieurs avancées majeures ont été enregistrées, témoignant de la volonté commune des États membres de concrétiser les instruments de coopération prévus par la Confédération. Les ministres ont examiné un protocole additionnel relatif à la sécurité intérieure, destiné à renforcer le cadre juridique de la coopération entre les États membres et à harmoniser les procédures et mécanismes en matière de contrôle routier, contribuant ainsi à réduire les rackets et les tracasseries sur les principaux axes de l’espace confédéral. Par ailleurs, ils ont annoncé la future interconnexion des bases de données sur les personnes et objets recherchés entre les trois pays, une mesure cruciale pour la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière qui permettra un partage plus efficace du renseignement et une coordination renforcée des forces de sécurité. Un arrangement technique relatif au contrôle routier a également été examiné, avec pour objectif de fluidifier les déplacements des populations tout en maintenant un niveau de sécurité élevé. La participation active du Ministre Nigérien, le Général de division Mohamed TOUMBA, illustre le rôle moteur du Niger dans cette dynamique d’intégration sécuritaire. Et la position proactive de notre pays témoigne de la volonté constante de Niamey de contribuer activement à la construction d’un espace commun de paix, de stabilité et de prospérité, comme en témoignent les initiatives précédentes, notamment la mise en place de l’Union des Collectivités Territoriales de l’AES. Les décisions prises lors de cette réunion de Ouagadougou marquent ainsi une étape décisive vers la consolidation d’un espace commun de sécurité et de libre circulation, au bénéfice des populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, et renforcent les liens fraternels et la coopération exemplaire entre les trois pays dans le cadre de la Confédération des États du Sahel.

Dosso : Au cœur de la refondation : Le MISPAT valorise ses agents de l’ombre à Dosso

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


Depuis plusieurs jours, la ville de Dosso accueille une importante session de formation organisée par le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire (MISPAT) à l’endroit de ses agents auxiliaires et chefs de personnel. Au total, 450 participants venus des huit régions du Niger et de l’administration centrale prennent part à cette initiative placée sous le signe de la professionnalisation, du partage d’expériences et de la valorisation des ressources humaines.

Placée sous le thème « Le renforcement des capacités des chefs de personnel et des agents auxiliaires du MISPAT au cœur de la refondation du capital humain », cette rencontre traduit la volonté du ministère de faire de la compétence, de l’éthique professionnelle et de la qualité du service public des priorités stratégiques.

À l’ouverture des travaux, le Gouverneur de la région de Dosso, l’Administrateur Délégué de la Ville de Dosso ainsi que le Directeur Général des Ressources du MISPAT, le Commandant Hamidou Soumana, ont unanimement salué une initiative qui contribue à l’amélioration des performances de l’administration à travers le développement des compétences de ses agents.

Les premières sessions, consacrées aux agents auxiliaires, ont porté sur les valeurs et principes qui fondent le service public. Le respect de la hiérarchie, la discrétion professionnelle, le secret professionnel, le sens du devoir ainsi que la rigueur dans l’exercice des fonctions ont été abordés à travers des situations concrètes inspirées du vécu des participants. Ces échanges ont permis aux agents de partager leurs expériences et de réfléchir ensemble aux bonnes pratiques à adopter dans leurs différents services.

Animées par le Directeur des Ressources Humaines du MISPAT, le Docteur Issoufou Ballé Mohamed Alfazazi, les formations ont suscité un réel engouement auprès des participants. Plusieurs d’entre eux ont exprimé leur satisfaction face à cette initiative qu’ils considèrent comme une première à l’échelle nationale. Au cours des discussions, un auxiliaire totalisant près de trente années de service a confié n’avoir jamais connu une telle opportunité durant toute sa carrière. Il a notamment souligné que les auxiliaires étaient rarement associés à certaines activités destinées au personnel, estimant que cette formation constitue un signe fort de reconnaissance et de considération envers leur contribution au fonctionnement quotidien de l’administration.

Dr Issoufou Ballé Mohamed Alfazazi avec les auxiliaires

Au-delà des thématiques liées à l’éthique et à la déontologie, les chefs personnels ont également été informés des innovations introduites dans la gestion des ressources humaines, notamment en matière d’enregistrement et de suivi des informations administratives des agents. Ces outils visent à améliorer la gestion des carrières et à renforcer l’efficacité des services.

Les journées consacrées aux chefs de personnel ont permis d’approfondir les questions relatives à l’évolution de la fonction ressources humaines, aujourd’hui reconnue comme un levier stratégique pour la performance des organisations. Les participants ont échangé sur les réalités rencontrées dans les régions, les difficultés liées à la gestion administrative des agents ainsi que les pistes d’amélioration susceptibles de renforcer l’efficacité des services.

Au-delà de son caractère formatif, cette rencontre a favorisé le dialogue entre les différentes structures du ministère. Pendant plusieurs jours, les participants ont partagé leurs expériences, confronté leurs réalités professionnelles et renforcé les liens de collaboration qui les unissent au service de l’État.

À travers cette initiative, le MISPAT réaffirme son engagement en faveur de la valorisation de son personnel, convaincu que la qualité du service rendu aux citoyens repose avant tout sur les femmes et les hommes qui font vivre l’administration au quotidien. Des attestations de participation seront remises aux bénéficiaires à l’issue de cette session en reconnaissance de leur engagement et de leur participation active aux travaux.

Forum de Moscou : Le Général de Division Mohamed TOUMBA pose les conditions d’une sécurité souveraine pour l’AES

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


Du 26 au 29 mai dernier, Moscou a été le centre névralgique de la géopolitique mondiale en accueillant l’édition 2026 du Forum International sur la Sécurité (ISF). Face aux délégations de plus de 120 pays, la voix du Niger a résonné haut et fort. Menée par le Général de Division Mohamed TOUMBA, Ministre d’État en charge de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, la délégation nigérienne a marqué les esprits, particulièrement lors de la réunion cruciale du 28 mai consacrée aux défis sécuritaires dans un monde désormais multipolaire.

Le Niger au cœur de la tempête sahélienne

À la tribune, face à un auditoire de hauts responsables internationaux, le Général TOUMBA n’a pas tourné autour du pot. Il a d’abord rappelé une réalité géographique lourde de conséquences : le Niger, c’est 5 690 km de frontières partagées avec sept pays limitrophes.

Une position centrale qui fait du pays, depuis plus d’une décennie, la cible d’une véritable guerre hybride. Le ministre a été clair : le défi n’est pas seulement le terrorisme, mais un ensemble de menaces interconnectées incluant la criminalité transnationale, le trafic de tout genre, la déstabilisation informationnelle et la manipulation cynique des tensions communautaires…

Souveraineté de l’AES vs Ingérence : Le prix du sang

Le moment fort de l’intervention du Ministre d’État reste sans doute son état des lieux sans concession de la situation dans l’espace de la Confédération AES. De Niamey à Ouagadougou en passant par Bamako, les populations paient un lourd tribut face à la barbarie des groupes armés.

Pour le Général TOUMBA, le diagnostic politique est sans appel : ces atrocités sont le prix à payer pour des peuples qui ont osé briser les chaînes de la dépendance et revendiquer leur souveraineté totale face à un Occident obstiné à vouloir imposer ses lois. Finie la langue de bois : le Ministre d’État a ouvertement dénoncé des méthodes asymétriques bien rodées, allant de l’usage de mercenaires labellisés « djihadistes » jusqu’à l’infiltration des réseaux humanitaires et associatifs pour financer le chaos.

Bâtir une sécurité sur mesure, loin de l’hégémonie

Face à ce tableau, le Niger et ses alliés ne comptent pas plier. Le Ministre d’État, Ministre de l’intérieur a plaidé pour un changement radical de paradigme à l’échelle internationale :

  • Anticiper plutôt que subir : Mettre en place une véritable synergie d’actions capable de devancer les nouvelles menaces sécuritaires.
  • Un système juste et inclusif : Une architecture de sécurité commune qui traite chaque État équitablement et prend en compte ses préoccupations légitimes, loin des diktats des grandes puissances.
  • Allier la force au développement : Pour l’espace AES, la solution passera par des mécanismes adaptés à nos réalités socio-politiques, combinant l’effort militaire et des programmes concrets de développement.

En clair, le Niger reste pleinement engagé en faveur des principes de l’ONU, mais à une condition non négociable : que celle-ci se débarrasse enfin des logiques de blocs et de l’unilatéralisme. C’est dans cette dynamique de rupture et de respect mutuel que Niamey soutient les initiatives de sécurité globale de la Russie, un partenariat stratégique renforcé par les nombreuses

Niamey : installation de la faîtière des collectivités territoriales de l’espace AES

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


Ce jeudi 11 juin 2026, la grande salle de l’Hôtel Bravia de Niamey a servi de cadre à l’ouverture de l’Assemblée Générale Constitutive de l’Union des Collectivités Territoriales de la Confédération Alliance des États du Sahel (AES). La cérémonie est présidée par le Général de Division Mohamed Toumba, en présence des représentants des collectivités du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Cette rencontre d’une journée marque une étape importante dans la structuration de la coopération entre les territoires de l’espace AES, dans une dynamique de gouvernance locale renforcée et de développement de proximité.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre a rappelé la place centrale des collectivités dans l’administration des territoires, la mise en œuvre des politiques publiques et l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a souligné leur rôle essentiel dans la promotion du développement économique et social, ainsi que dans la consolidation de la cohésion sociale.

Au-delà de ces missions, les autorités locales sont désormais appelées à jouer un rôle accru dans la dynamique d’intégration portée par la Confédération AES, notamment à travers le partage d’expériences, la coopération entre territoires et la mise en œuvre d’initiatives communes.

Revenant sur le processus engagé depuis la signature du Traité instituant la Confédération AES le 6 juillet 2024 à Niamey, le Ministre a rappelé la volonté des Chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger de construire un cadre de coopération fondé sur la souveraineté, la solidarité et la réponse aux aspirations des populations.

Dans cette logique, la mise en place d’une faîtière des collectivités territoriales apparaît comme un instrument stratégique destiné à renforcer la coordination entre les administrations locales et à soutenir les efforts de développement à l’échelle des trois pays.

Les principaux points à l’ordre du jour

Les travaux de l’Assemblée Générale portent essentiellement sur :

  • la mise en place de la faîtière des collectivités territoriales de l’AES ;
  • la désignation de ses organes dirigeants ;
  • et la définition des perspectives de coopération entre les collectivités des États membres.

Le Général de Division Mohamed Toumba a exprimé l’espoir que cette nouvelle structure contribue à renforcer des institutions locales plus solides, mieux organisées et davantage tournées vers les besoins des populations.

Il a également salué l’engagement des Forces de Défense et de Sécurité des pays de la Confédération, ainsi que l’appui des partenaires techniques et financiers qui accompagnent les efforts de décentralisation et de développement local dans l’espace AES.

En ouvrant officiellement les travaux, le Ministre a invité les participants à inscrire leurs réflexions dans une logique de résultats concrets au bénéfice des populations, dans un contexte où les enjeux de gouvernance locale et de développement territorial demeurent prioritaires.

À travers cette initiative, les États de l’AES réaffirment leur volonté de faire des collectivités territoriales des acteurs essentiels du développement et de l’intégration régionale au service des citoyens.

photo de famille de l’événement

Zone aéroportuaire de Niamey : des mesures engagées pour répondre aux préoccupations des populations affectées

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


Les opérations de déguerpissement menées à la fin du mois de mai dans la zone aéroportuaire de Niamey continuent de susciter de nombreuses réactions au sein des populations touchées, notamment des inquiétudes liées à leur situation sociale et économique. Les autorités ont pris acte de ces préoccupations et entendent y apporter une attention particulière.

Dans ce cadre, une réunion de travail s’est tenue sous la présidence du Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire. Elle a réuni les membres du Comité chargé du suivi des opérations ainsi que les responsables de la Société Nigérienne d’Urbanisme et de Construction Immobilière (SONUCI), afin d’examiner les situations signalées et d’envisager des mesures d’accompagnement adaptées.

Les échanges ont mis en avant la nécessité d’une approche fondée sur l’écoute, le dialogue et la recherche de solutions concrètes sur le terrain. Les autorités ont réaffirmé leur engagement à traiter les dossiers dans le respect des textes en vigueur et de l’intérêt général.

À cet effet, trois sous-comités ont été mis en place pour collecter les informations nécessaires, analyser les cas individuels et proposer des pistes de solutions appropriées.

Cette démarche traduit la volonté des pouvoirs publics d’accompagner les personnes concernées tout en poursuivant les efforts d’aménagement urbain visant une organisation plus sécurisée et harmonieuse de la capitale. Elle vise également à renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens.


Niamey accueille le premier forum régional de l’AES sur le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration des ex-combattants des groupes armés.

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture

Du 19 au 21 mai 2026, Niamey, capitale du Niger et berceau de la Confédération des États du Sahel (AES), a accueilli le premier Forum régional sur le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (DDR) des ex-combattants des groupes armés.

Organisé dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de l’an II de la Confédération AES, ce forum a réuni les représentants des institutions des États membres, des experts du Burkina Faso, du Mali et du Togo, ainsi que des chefs traditionnels, des leaders religieux, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers, notamment le Programme des Nations Unies pour le développement et l’UNICEF.

Table de séance du forum à l’ouverture

La cérémonie d’ouverture s’est tenue au Centre international de conférences Mahatma Gandhi de Niamey, sous la présidence du Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Commissaire général de police Abdourahamane Ayouba.

Dans son allocution, il a souligné que ce forum s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre les États membres de l’AES face aux défis sécuritaires dans l’espace sahélien. Il a rappelé que le DDR constitue un instrument stratégique de prévention de l’extrémisme violent, de stabilisation et de consolidation de la paix.

Durant trois (03) jours, les participants ont procédé à des échanges d’expériences sur les dispositifs nationaux de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de gestion des redditions. Les travaux ont permis d’identifier les bonnes pratiques et de dégager des pistes d’harmonisation des approches au niveau régional.

Le Niger a partagé son expérience en matière de DDR, mise en œuvre depuis 2018, ayant permis la réintégration de plus d’un millier d’ex-combattants dans leurs communautés d’origine, à travers des mécanismes d’accompagnement socio-économique.

Les partenaires techniques et financiers ont salué les progrès enregistrés et réaffirmé leur engagement à accompagner les États de la Confédération dans les efforts de stabilisation, de prévention des conflits et de consolidation de la paix.

Les échanges ont également mis en évidence la nécessité de renforcer les approches complémentaires à la réponse sécuritaire, notamment les actions communautaires, sociales et économiques, en vue de traiter les causes profondes de l’extrémisme violent.

Au terme des travaux, les participants ont adopté des recommandations visant à l’élaboration d’une feuille de route régionale pour la coordination des initiatives DDR dans l’espace AES.

En marge du forum, les chefs traditionnels ont lancé un appel à la jeunesse enrôlée dans les groupes armés, les invitant à déposer les armes et à s’engager dans des dynamiques de paix et de réinsertion sociale.

Le forum de Niamey marque une étape importante dans le renforcement de la coopération régionale en matière de DDR et dans la promotion d’une approche concertée face aux défis sécuritaires dans l’espace sahélien.


Forum régional DDR : les préparatifs s’intensifient à Niamey

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture

À quelques jours de l’ouverture du forum régional sur le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration (DDR), prévu du 19 au 21 mai 2026 à Niamey, une réunion préparatoire s’est tenue hier dans les locaux du ministère de l’Intérieur.

Animée par le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur, déjà présent lors du lancement du processus, cette rencontre a réuni les différents acteurs impliqués dans l’organisation de cette importante édition élargie aux pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le ministère de l’Intérieur assurera d’ailleurs la coordination et la conduite de cette édition régionale.

La réunion a également permis de faire le point sur les outils de communication mis en place pour cette édition. Un logo officiel a été conçu, accompagné de plusieurs supports visuels destinés à donner plus de visibilité au forum et à renforcer la sensibilisation des populations. Avec l’appui des partenaires techniques et financiers, plusieurs aménagements ont aussi été envisagés afin de permettre une plus grande mobilisation et d’atteindre un public plus large.

Au programme de cette rencontre régionale figurent également plusieurs panels et cadres d’échanges qui réuniront experts, responsables administratifs, leaders communautaires et partenaires autour des questions liées à la paix, à la sécurité, à la prévention de l’extrémisme violent ainsi qu’à la réintégration des ex-combattants.

Prenant la parole au cours des échanges, le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur a insisté sur la nécessité d’une forte implication des leaders religieux, des chefs communautaires et surtout de la jeunesse. Selon lui, leur participation active sera essentielle pour faire de cette rencontre un cadre d’échanges constructifs en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité dans les pays de l’AES.

Zone aéroportuaire de Niamey : les autorités sensibilisent les populations concernées par l’opération de déguerpissement

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou; 2 minutes de lecture

Dans le cadre des mesures de sécurisation des infrastructures stratégiques nationales, le comité chargé du dialogue, de la communication et de la veille sécuritaire avec les populations installées sur les lotissements illégaux de la zone aéroportuaire de Niamey a effectué, ce matin, une visite de terrain suivie d’un point de presse.

Conduite par le Gouverneur de la région de Niamey, cette sortie avait pour objectif de porter à la connaissance de l’opinion publique et des populations concernées les informations essentielles relatives à l’opération de déguerpissement prévue d’ici le 31 mai 2026 pour désencombrer la zone aéroportuaire.

Le Gouverneur de la région de Niamey indiquant les limites du titre foncier.

Ce point de presse s’est déroulé en présence du Gouverneur de la région de Tillabéri, de l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, des Administrateurs Délégués de la Commune IV et de la Commune rurale de Liboré, ainsi que des cadres des ministères en charge des Transports et du Cadastre.

Le Gouverneur de la région de Niamey lors du point de presse.

Prenant la parole au cours de cette rencontre avec la presse, le Gouverneur de la région de Niamey a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des mesures urgentes prises par l’État afin de garantir la sécurité des populations et de renforcer la protection des infrastructures stratégiques du Niger.

Selon les explications fournies, le contexte sécuritaire actuel, marqué par la recrudescence des attaques asymétriques, impose un renforcement des dispositifs de contrôle et de sécurisation autour des installations sensibles. L’attaque perpétrée dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 contre la Base Aérienne 101 et l’Aéroport International Diori Hamani a notamment mis en évidence la nécessité de préserver les emprises aéroportuaires de toute occupation irrégulière.

Les autorités ont souligné que la présence d’habitations et de constructions anarchiques à proximité des infrastructures aéroportuaires constitue à la fois un risque pour la sécurité de la navigation aérienne et une menace potentielle pour la sûreté nationale.

L’atterrissage d’un avion autour de la zone concernée.

Les échanges avec la presse ont également permis de rappeler que le titre foncier n°784, créé le 3 juillet 1953 et affecté au domaine aéroportuaire, fait aujourd’hui l’objet de plusieurs occupations illégales.

À ce jour, quatre lotissements sont recensés sur cette emprise. Il s’agit des lotissements

  • Mutram,
  • Alpha Jadi,
  • Extension Alpha Jadi et
  • Extension Kobantafa.

Selon les autorités, ces occupations couvrent environ 269 hectares, soit près de 19 % de la superficie totale du titre foncier.

Le Gouverneur de la région de Niamey a précisé que le morcellement de cet espace aurait été effectué illégalement à partir de 2013, malgré les différentes mises en garde relatives aux risques que représentent ces installations pour la sécurité aérienne et la protection des infrastructures stratégiques.

Photo de famille des membres de ce comité

Veuillez retrouver les images de cette activité dans notre galerie.