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Intérieur

Maradi : un atelier régional sur les réformes de l’état civil et l’identification


Maradi, 7 septembre 2026 – Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, a présidé l’ouverture d’un atelier régional de deux jours consacrés aux réformes de l’état civil, à l’identification des personnes physiques et à la modernisation du système national d’identification.

Organisée sous le thème « Pour une identité sécurisée et inclusive », cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la tournée nationale de vulgarisation des nouveaux textes juridiques et de sensibilisation sur les opérations d’enregistrement intermédiaire au Registre National de la Population (RNP).

Le Niger entend ainsi mettre en place un RNP comme base de données centrale, fiable et sécurisée, permettant l’enrôlement des personnes et l’attribution d’un identifiant unique. Cette réforme s’appuie notamment sur le Projet WURI-Niger, restructuré pour être aligné sur le Programme de la Refondation de la République (PRR).

Plusieurs textes ont récemment renforcé le cadre juridique de l’état civil et de l’identification, notamment l’ordonnance du 22 avril 2026 portant régime de l’état civil et les textes portant création et approbation des statuts de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI).

Les autorités prévoient également la modernisation du système d’état civil à travers l’informatisation des communes et centres de déclaration, la mise en place d’un Registre National d’État Civil (RNEC), ainsi que le renforcement des capacités des acteurs.

Une première phase d’enrôlement au RNP est prévue prochainement dans les cinq arrondissements communaux de Niamey, avant une extension progressive aux autres régions à partir de 2027.

Le Gouverneur de Maradi a appelé l’ensemble des acteurs à se mobiliser pour accompagner la mise en œuvre de cette réforme, dont la réussite repose sur l’implication de tous.


Diffa se mobilise pour l’identité légale : la tournée nationale de sensibilisation fait escale sur les terres de la résilience


Il est un peu plus de 9h ce jeudi 3 septembre 2026 quand les premiers invités prennent place dans la salle de la Maison des Jeunes et de la Culture de Diffa. L’ambiance est solennelle mais chaleureuse : Diffa reçoit à son tour la caravane nationale de sensibilisation sur les réformes de l’état civil et de l’identification des personnes, portée par le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire.

Secrétaire Général de la région de Diffa, M. Attahirou Mahamadou Maidouka

C’est le Secrétaire Général de la région, M. Attahirou Mahamadou Maidouka, qui a ouvert la cérémonie au nom du Gouverneur. Dans son mot d’accueil, il ne cache pas son émotion : c’est toute une région, éprouvée par des années de crise sécuritaire et humanitaire, qui se sent honorée d’accueillir la délégation nationale. Un accueil à la hauteur de la réputation de Diffa, terre de courage, de dignité et d’hospitalité.

Face à l’assistance — autorités administratives, forces de défense et de sécurité, représentants du Projet WURI, partenaires techniques et financiers, société civile — le Directeur Général de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGAT/DD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la mission de l’axe 2, prend la parole. Le ton est grave, à la mesure des enjeux : ici, plus qu’ailleurs, l’identité juridique n’est pas qu’une formalité administrative.

Directeur Général de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGAT/DD), M. Abdoulkadri Hama

« Dans une région exposée aux défis du terrorisme et de l’immigration irrégulière en masse, un système biométrique fiable et interopérable constitue un outil d’appui essentiel aux Forces de Défense et de Sécurité », martèle-t-il. À Diffa, la modernisation de l’état civil rime aussi avec protection des déplacés internes, des retournés et des réfugiés qui trouvent refuge dans la région depuis le début de la crise.

Photo de famille des participants

À Zinder, l’état civil sort de l’ombre administrative


Zinder a accueilli, le 31 août 2026, une étape de la tournée nationale sur les réformes de l’état civil et l’identification des personnes, présidée par le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani. Pour lui, un état civil performant n’est pas qu’une formalité : c’est le socle de l’identité juridique de chaque citoyen, et un système bien rodé éviterait même à l’État de dépenser des fortunes en recensements généraux.

Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani

Les échanges ont porté sur les réformes juridiques en cours, la protection des données personnelles, et surtout la construction du futur Registre National de la Population (RNP), avec un focus sur le rôle des acteurs locaux dans les opérations d’enregistrement à venir.

Le Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la mission de l’Axe 2, a livré des chiffres révélateurs : 79,63 % des naissances sont aujourd’hui déclarées, mais seuls 3 millions de Nigériens possèdent une carte d’identité sur près de 13 millions concernés. Un écart que le Projet WURI, restructuré avec l’appui de la Banque Mondiale, entend combler en accélérant l’enregistrement et l’identification biométrique, dans le droit fil du Programme pour la Refondation de la République (PRR 2025-2029).

Le Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama

Agadez : ouverture de la 4ème étape de la tournée nationale de sensibilisation sur les réformes en matière d’état civil et d’identification des personnes


Agadez a accueilli, ce vendredi 28 août 2026 dans la salle de réunion de la MJC LAYA, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de sensibilisation sur les réformes en matière d’état civil, d’identification des personnes physiques et de modernisation du système national d’identification au Niger. Cette étape constitue la quatrième du genre, après celles de Tahoua, Dosso et Tillabéri.

La cérémonie a été présidée par le Gouverneur de la Région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, en présence du Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la délégation ministérielle, ainsi que des autorités administratives, coutumières, religieuses et des représentants des partenaires techniques et financiers.

Dans son allocution, le Gouverneur a rappelé que l’identité juridique constitue un droit fondamental et un levier essentiel de développement, garantissant l’accès de chaque citoyen aux services publics de base. Il a souligné que la restructuration en cours, désormais entrée dans sa phase opérationnelle, repose sur l’enregistrement biométrique de la population, la constitution du Registre National de la Population (RNP), le renforcement du système d’état civil et la mise en place d’une nouvelle Carte Nationale d’Identité Biométrique. Il a par ailleurs relevé l’importance particulière de cette réforme pour la région d’Agadez, carrefour d’échanges et terre de transit migratoire.

le Général de Division Ibra Boulama Issa, Gouverneur de la Région d’Agadez

De son côté, le DGATDD a présenté le bilan des avancées enregistrées à l’échelle nationale : le taux de déclaration des naissances est passé à 79,8%, tandis qu’environ 3 000 000 de personnes sur les 13 millions de Nigériens en âge d’obtenir la carte d’identité nationale n’en disposent pas encore. Il a détaillé le cadre juridique récemment adopté, comprenant l’ordonnance portant régime de l’état civil ainsi que trois décrets relatifs à la création et à l’organisation de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI). Il a également annoncé la prochaine mise en œuvre du RNP, dont la première phase débutera à Niamey avant de s’étendre progressivement aux autres régions, ainsi que l’attribution à terme d’un numéro d’identification unique à chaque citoyen.

Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la délégation ministérielle

Durant deux jours, les participants échangeront notamment sur les réformes juridiques du MISPAT, la protection des données à caractère personnel, la nouvelle CNI biométrique, le projet WURI, la constitution du RNP, ainsi que les rôles et responsabilités des acteurs déconcentrés dans les opérations d’enregistrement.


À TILLABÉRI, UN RECUEILLEMENT AVANT L’ENGAGEMENT POUR L’ÉTAT CIVIL


Tillabéri, 19-20 août 2026 C’est dans une ambiance empreinte de gravité et de solidarité que Tillabéri a ouvert, ce mercredi 19 août 2026, la troisième étape de la tournée nationale de sensibilisation sur l’état civil et l’identification des personnes physiques, après Tahoua et Dosso.

Avant même les premiers mots de la cérémonie, un silence s’est installé dans la salle. Une minute de silence a été observée en mémoire du chef de canton de Liboré, décédé dans la semaine un hommage sobre qui a rappelé, à sa manière, tout le sens de cette réforme : reconnaître chaque vie, chaque parcours, chaque appartenance à une communauté.

C’est dans cet esprit de recueillement et de continuité que le Secrétaire Général Adjoint du MISPAT, représentant le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire le Général de Division Mohamed Toumba, a lancé les travaux, entouré du Gouverneur de la Région de Tillabéri, des autorités administratives et coutumières, des forces de défense et de sécurité, ainsi que de représentants de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

Le message porté par la délégation reste le même depuis le début de la tournée : donner à chaque Nigérien une identité légale fiable, c’est lui donner accès à ses droits. Depuis le lancement du Projet WURI-Niger en 2022, le taux de déclaration des naissances dans les délais est passé de 53,48% à 79% une progression rendue possible par l’engagement conjoint de l’État et de ses partenaires.

Les participants ont aussi été informés des nouveaux textes qui encadrent désormais cette réforme, notamment la création de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI), ainsi que du futur Registre National de la Population (RNP), qui viendra donner à chaque citoyen un identifiant unique et sécurisé, avec un premier déploiement prévu à Niamey avant son extension progressive aux régions.

Ce qui restera de ces deux jours à Tillabéri, c’est peut-être moins les textes de loi que cette image : une région qui, en plein deuil, a tenu à honorer son engagement. Les échanges entre les experts venus de Niamey et les acteurs locaux ont été sincères et nourris, portés par la conviction que cette réforme concerne tout le monde — des zones rurales aux centres urbains, des jeunes générations aux plus anciens.

En clôturant cette étape, la délégation a salué la mobilisation et la dignité de Tillabéri, avant de poursuivre la tournée vers les prochaines régions, avec le même mot d’ordre : faire de l’identification des personnes un droit accessible à tous.


Dosso : la tournée nationale de sensibilisation sur les réformes de l’état civil et de l’identification des personnes se poursuit


Après Tahoua, la tournée nationale de sensibilisation sur les réformes en matière d’état civil, d’identification des personnes physiques et de modernisation du système national d’identification s’est poursuivie à Dosso. Organisée sur deux jours, cette étape a réuni les autorités administratives et locales, les services techniques, les forces de défense et de sécurité, les représentants de la société civile ainsi que les partenaires concernés.

À travers cette initiative, le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire entend favoriser une meilleure appropriation des réformes engagées et renforcer la compréhension du rôle des différents acteurs dans leur mise en œuvre. L’atelier constitue ainsi un cadre d’information, de dialogue et de partage autour des transformations en cours dans le domaine de l’état civil et de l’identification.

Les travaux ont notamment porté sur les réformes juridiques initiées par le Ministère, la protection des données à caractère personnel en lien avec l’identité légale, la cybersécurité, la nouvelle Carte Nationale d’Identité Biométrique, les principaux chantiers de modernisation de l’état civil, la nationalité et les documents d’identité et de voyage. La présentation du Projet d’Identification Unique en Afrique de l’Ouest pour l’Intégration et l’Inclusion Régionale (WURI), du Registre National de la Population (RNP) et de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI) a également constitué un volet important des échanges.

Ces différentes présentations ont donné lieu à des interactions avec les participants, leur permettant de mieux appréhender les objectifs, les mécanismes et les implications de ces réformes. Cette démarche participative vise également à recueillir les observations et recommandations des acteurs de terrain, afin d’enrichir les réflexions et de favoriser une meilleure appropriation des nouvelles orientations.

Dans son intervention, le Gouverneur de la région de Dosso a rappelé que la modernisation de l’état civil et du système national d’identification répond à la nécessité de disposer d’un dispositif fiable, sécurisé, inclusif et adapté aux réalités du Niger. Il a également souligné l’importance de l’implication des autorités administratives et coutumières, des collectivités territoriales, des services techniques, des agents de l’état civil, des forces de défense et de sécurité, des leaders religieux, de la société civile et, surtout, des populations.

La rencontre a par ailleurs été marquée par l’accueil réservé à la délégation par les autorités de Dosso. L’Administrateur délégué de la ville a salué le choix de la commune pour abriter cette étape et souhaité la bienvenue aux participants, tout en appelant à une participation assidue et attentive aux différentes présentations. Il a également insisté sur la nécessité pour les participants de devenir de véritables relais capables de partager et de vulgariser les contenus présentés auprès des populations.

Au-delà de la présentation des réformes, cette étape de Dosso aura ainsi permis de renforcer le dialogue entre les acteurs et de créer les conditions d’une mobilisation plus large autour de la modernisation de l’état civil et de l’identification des personnes. La réussite de ces réformes repose en effet sur une implication collective et une bonne coordination des différents intervenants. À travers cette tournée nationale, les autorités entendent poursuivre la sensibilisation des acteurs à la base et favoriser une adhésion plus large des différentes couches.


Tahoua : lancement d’une campagne nationale sur l’identité légale et le Registre National de la Population


Le Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, M. Abdoul Kader Moussa Garba, a lancé le 11 août 2026 à Tahoua une campagne nationale d’information sur les nouvelles dispositions juridiques liées à l’identité légale et sur les opérations d’enregistrement au Registre National de la Population (RNP). Menée avec l’appui du Projet WURI jusqu’au 12 août, elle vise à informer les populations sur la nouvelle carte biométrique, la protection des données personnelles et les grands chantiers de modernisation de l’état civil.

Le SGA a rappelé que cette démarche s’inscrit dans le Programme pour la Refondation de la République (PRR 2025-2029), qui fait de l’identification fiable des citoyens une priorité de bonne gouvernance. Depuis l’adhésion du Niger au programme régional WURI en 2022, le taux de déclaration des naissances dans les délais est passé de 53 % à 79 %.

Plusieurs réformes accompagnent cette dynamique : informatisation des communes pour l’état civil, mise en service d’un Registre National d’État Civil (RNEC), amélioration de la délivrance de la carte biométrique et du passeport AES, création d’un Registre National des Nationalités (RNN), et renforcement de la cybersécurité des systèmes numériques concernés.

À terme, le RNP servira de base unique pour identifier et authentifier chaque citoyen via un identifiant personnel, utilisable pour l’accès aux services publics et privés. Son déploiement démarrera à Niamey dans les prochaines semaines, avant une extension nationale dès 2027, sous la gestion de la future Agence Nationale d’Enregistrement et d’Identification (ANEI).

Le Gouverneur de Tahoua, Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, a salué l’importance de cette initiative pour sa région, carrefour migratoire stratégique.


Table ronde sur la cohésion sociale : le Niger mise sur la convergence des efforts pour renforcer la paix et la stabilité


Le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire a organisé, ce mardi 11 août 2026 à Niamey, une table ronde consacrée au renforcement de la cohésion sociale au Niger.

Cette rencontre a réuni les acteurs étatiques, les partenaires techniques et financiers, les autorités traditionnelles et religieuses, la société civile ainsi que les représentants des femmes et des jeunes.

Dans son discours, le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba, a souligné que la consolidation de la paix et de la stabilité ne peut reposer uniquement sur la réponse sécuritaire. Elle doit également s’appuyer sur la justice sociale, la solidarité, la réconciliation et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le Ministre a rappelé les résultats d’une étude pilote sur la perception de la cohésion sociale dans les régions de Tillabéri, Tahoua et Maradi. Cette étude doit contribuer à mieux orienter les actions du Programme national de Cohésion Sociale.

À travers ce programme, le Gouvernement entend renforcer la résilience des communautés, favoriser le dialogue et la médiation, soutenir l’inclusion des jeunes et des femmes et améliorer la coordination des interventions dans les zones les plus affectées par l’insécurité et les déplacements de populations.

La table ronde a également permis d’échanger sur la mobilisation des ressources et la mise en place d’un cadre commun permettant de renforcer la coordination, la transparence et le suivi des actions en faveur de la cohésion sociale.

À travers cette initiative, le Gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’une vision commune pour consolider la paix, la stabilité et le vivre-ensemble au Niger.


Maradi : Ouverture de la 12ème édition de la Journée des Communes du Niger sous le thème « La décentralisation au cœur des enjeux sécuritaires ».


Sous le Haut patronage du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, la ville de Maradi a accueilli, du 9 au 10 juillet 2026, à l’Université Dan Dicko Dankoulodo, la 12ème édition de la Journée des Communes du Niger (JCN). Les travaux ont été officiellement lancés par le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba. Après Dosso en 2024 et Zinder en 2025, la rencontre s’est tenue cette année à Maradi, couplée à l’Assemblée Générale statutaire de l’Association des Municipalités du Niger (AMN), tenue le 11 juillet 2026.

L’édition 2026 est placée sous le thème « La décentralisation au cœur des enjeux sécuritaires ». Le Ministre d’État a inscrit ce choix dans le prolongement de l’Ordonnance 2025-42 du 26 décembre 2025 relative à la Mobilisation générale pour la défense de la Patrie, qui organise le passage de l’État, des forces de défense et de sécurité et de l’économie nationale de l’état de paix à l’état de guerre. Il a rappelé les obligations citoyennes qui en découlent : répondre sans délai aux ordres de mobilisation, se conformer aux dispositions des autorités compétentes et signaler tout comportement suspect de ressortissants de pays hostiles. Selon lui, cette mobilisation « commence dans les foyers, se renforce dans les quartiers et s’affirme dans les communes », d’où le rôle central des collectivités territoriales dans la sensibilisation des populations. Il a ainsi appelé l’AMN, forte de ses 255 communes et 15 arrondissements communaux, à se mobiliser comme un seul homme pour la souveraineté et la dignité.

Le Ministre a précisé que cette édition, couplée à l’AG de l’AMN, visait notamment à : mobiliser les collectivités pour la défense de la Patrie ; partager les leçons apprises sur la mobilisation des ressources locales ; échanger sur les pratiques de cofinancement et de partenariat public-privé ; connecter les collectivités au secteur privé et aux bailleurs ; améliorer la gouvernance locale, la transparence et les résultats ; coordonner les approches financières face aux contraintes budgétaires ; et élaborer un mémorandum sur les préoccupations des communes en matière de décentralisation.

Il a également situé la rencontre dans la dynamique de la coopération décentralisée et transfrontalière, moins d’un mois après la mise en place à Niamey de l’Union des Collectivités Territoriales de l’AES, tout en rappelant les défis persistants : orientations politiques de la décentralisation, projets structurants, intercommunalité, fonction publique territoriale et transfert de domaines de compétence.

Le président de l’Association des Municipalités du Niger (AMN), le Colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, a présenté l’innovation de cette édition : le remplacement de la traditionnelle foire des communes par une journée culturelle mettant à l’honneur le patrimoine de Maradi, gage selon lui de cohésion sociale et de paix. Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, a pris part aux travaux en sa qualité de première autorité administrative de la région hôte. Les Administrateurs Délégués présents ont, pour leur part, exposé leurs préoccupations relatives à la décentralisation, au développement local et à la mobilisation des ressources, qui ont nourri les échanges.

À cette occasion, le Ministre d’État a décerné, le 9 juillet 2026 à Maradi, la distinction d’Administrateur Délégué de l’année 2025 à Monsieur Nachama Chaibou, Administrateur Délégué de la commune rurale de Guidan Amoumoune, département de Mayahi, pour sa performance dans la gestion de sa commune. Il a également remis un Témoignage officiel de félicitations au Lieutenant Mahamadou Moussa, Administrateur Délégué de la commune rurale de Roumbou, département de Dakoro, ainsi qu’à l’Inspecteur Divisionnaire de Police Boubé Assoumane, Administrateur Délégué de la commune rurale de Bambey, département de Tahoua, tous deux distingués pour les résultats atteints dans leur gestion au titre de l’année 2025.

Le Ministre d’État a rendu hommage aux acteurs de la décentralisation disparus et aux forces de défense et de sécurité tombées au champ d’honneur, adressé ses condoléances aux familles éplorées, et remercié les partenaires techniques et financiers qui appuient la décentralisation au Niger. Il a rappelé la volonté du Président de la République de voir la gestion des communes tournée vers la performance, la transparence et la redevabilité, avant de déclarer lancés les travaux de la 12ème édition de la Journée des Communes du Niger, couplée à l’Assemblée Générale statutaire de l’AMN tenue le 11 juillet 2026.

Dosso : Au cœur de la refondation : Le MISPAT valorise ses agents de l’ombre à Dosso

Publié par SEYDOU ALKASSO Habibou ; 2minutes de lecture


Depuis plusieurs jours, la ville de Dosso accueille une importante session de formation organisée par le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire (MISPAT) à l’endroit de ses agents auxiliaires et chefs de personnel. Au total, 450 participants venus des huit régions du Niger et de l’administration centrale prennent part à cette initiative placée sous le signe de la professionnalisation, du partage d’expériences et de la valorisation des ressources humaines.

Placée sous le thème « Le renforcement des capacités des chefs de personnel et des agents auxiliaires du MISPAT au cœur de la refondation du capital humain », cette rencontre traduit la volonté du ministère de faire de la compétence, de l’éthique professionnelle et de la qualité du service public des priorités stratégiques.

À l’ouverture des travaux, le Gouverneur de la région de Dosso, l’Administrateur Délégué de la Ville de Dosso ainsi que le Directeur Général des Ressources du MISPAT, le Commandant Hamidou Soumana, ont unanimement salué une initiative qui contribue à l’amélioration des performances de l’administration à travers le développement des compétences de ses agents.

Les premières sessions, consacrées aux agents auxiliaires, ont porté sur les valeurs et principes qui fondent le service public. Le respect de la hiérarchie, la discrétion professionnelle, le secret professionnel, le sens du devoir ainsi que la rigueur dans l’exercice des fonctions ont été abordés à travers des situations concrètes inspirées du vécu des participants. Ces échanges ont permis aux agents de partager leurs expériences et de réfléchir ensemble aux bonnes pratiques à adopter dans leurs différents services.

Animées par le Directeur des Ressources Humaines du MISPAT, le Docteur Issoufou Ballé Mohamed Alfazazi, les formations ont suscité un réel engouement auprès des participants. Plusieurs d’entre eux ont exprimé leur satisfaction face à cette initiative qu’ils considèrent comme une première à l’échelle nationale. Au cours des discussions, un auxiliaire totalisant près de trente années de service a confié n’avoir jamais connu une telle opportunité durant toute sa carrière. Il a notamment souligné que les auxiliaires étaient rarement associés à certaines activités destinées au personnel, estimant que cette formation constitue un signe fort de reconnaissance et de considération envers leur contribution au fonctionnement quotidien de l’administration.

Dr Issoufou Ballé Mohamed Alfazazi avec les auxiliaires

Au-delà des thématiques liées à l’éthique et à la déontologie, les chefs personnels ont également été informés des innovations introduites dans la gestion des ressources humaines, notamment en matière d’enregistrement et de suivi des informations administratives des agents. Ces outils visent à améliorer la gestion des carrières et à renforcer l’efficacité des services.

Les journées consacrées aux chefs de personnel ont permis d’approfondir les questions relatives à l’évolution de la fonction ressources humaines, aujourd’hui reconnue comme un levier stratégique pour la performance des organisations. Les participants ont échangé sur les réalités rencontrées dans les régions, les difficultés liées à la gestion administrative des agents ainsi que les pistes d’amélioration susceptibles de renforcer l’efficacité des services.

Au-delà de son caractère formatif, cette rencontre a favorisé le dialogue entre les différentes structures du ministère. Pendant plusieurs jours, les participants ont partagé leurs expériences, confronté leurs réalités professionnelles et renforcé les liens de collaboration qui les unissent au service de l’État.

À travers cette initiative, le MISPAT réaffirme son engagement en faveur de la valorisation de son personnel, convaincu que la qualité du service rendu aux citoyens repose avant tout sur les femmes et les hommes qui font vivre l’administration au quotidien. Des attestations de participation seront remises aux bénéficiaires à l’issue de cette session en reconnaissance de leur engagement et de leur participation active aux travaux.