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Intérieur

Niamey : l’Université d’été des volontaires de la Confédération AES s’achève sur neuf recommandations


Niamey, 30 septembre 2026 – Trois jours durant, ils ont échangé, appris, réfléchi et surtout partagé une même envie d’être utiles à leurs communautés. Venus du Burkina Faso, du Mali et du Niger, des jeunes volontaires se sont retrouvés à Niamey, du 28 au 30 septembre 2026, à l’occasion de la 3ᵉ édition de l’Université d’été des volontaires de la Confédération des États du Sahel (AES), placée sous le thème : « Le volontariat, une force pour la construction des États de la Confédération AES ».

Au terme de cette rencontre, les participants ont formulé neuf recommandations à l’attention du Collège des Chefs d’État de la Confédération AES, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour le développement du volontariat dans l’espace confédéral.

La cérémonie de clôture a été présidée par le Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, en présence de membres du Gouvernement, du Gouverneur de la région de Niamey, de chefs de mission diplomatique, des représentants des Ministres chargés de la Jeunesse du Burkina Faso et du Mali, des responsables des structures nationales de volontariat des trois pays et des partenaires techniques et financiers.

Trois jours pour apprendre les uns des autres

L’Université d’été aura d’abord été une rencontre humaine. Derrière les institutions et les structures représentées, ce sont des jeunes venus de trois pays partageant un même espace qui ont eu l’occasion de se connaître, de confronter leurs expériences et de réfléchir ensemble à la manière de mieux servir leurs communautés.

Les travaux ont débuté par une conférence inaugurale qui a posé les bases de la réflexion autour de la place du volontariat dans la construction des États de la Confédération. Le premier panel-débat a ensuite permis de mettre en regard les expériences du Burkina Faso, du Mali et du Niger en matière de volontariat.

Les échanges ont montré que, malgré des réalités nationales différentes, les trois pays font face à des préoccupations communes et disposent d’expériences susceptibles de s’enrichir mutuellement.

Cette dynamique s’est poursuivie au sein de cinq groupes thématiques consacrés à la valorisation du statut et du rôle du volontaire, au volontariat et à la souveraineté, à la digitalisation et à l’innovation, à l’insertion socio-économique des jeunes, ainsi qu’à la coopération et à la réciprocité du volontariat dans l’espace AES.

Une master class a également permis aux participants de bénéficier de l’expérience de praticiens confirmés, tandis que le second panel a approfondi la réflexion sur le rapport entre volontariat et souveraineté.

Mais l’Université d’été ne s’est pas limitée aux salles de conférence.

Dans les rues de Niamey, les volontaires ont pris part à une activité citoyenne consacrée à la peinture des bordures de la chaussée et du boulevard des Armées. Un geste simple, concret, qui a donné une dimension particulière à leur rencontre.

Pour les participants, le volontariat ne se résume pas aux discours ou aux réflexions. Il commence aussi par des actions visibles, au plus près des populations et du cadre de vie.

C’est dans cet esprit que le Secrétaire Général du MISPAT a souligné, dans son discours de clôture, que l’engagement volontaire devait dépasser le cadre des rencontres pour se traduire dans la vie quotidienne.

Selon lui, le volontariat constitue un instrument au service de la résilience, de la cohésion sociale et de la souveraineté, notamment à travers l’engagement de la jeunesse.

Neuf recommandations pour aller plus loin

Les trois jours de travaux ont surtout permis de faire émerger des propositions concrètes.

Réunis en marge de l’Université d’été, les Ministres en charge du volontariat des trois pays ont adopté le rapport général de cette troisième édition et se sont engagés à le soumettre au Collège des Chefs d’État de la Confédération AES.

Les participants ont, pour leur part, formulé neuf recommandations portant notamment sur :

  • la création d’une Agence confédérale du volontariat ;
  • l’accélération de la mise en œuvre du volontariat de réciprocité, conformément aux accords signés à Ouagadougou le 30 août 2026 ;
  • la création d’un Fonds souverain de soutien au volontariat ;
  • l’élaboration d’un manuel du volontaire AES, avec son introduction dans les systèmes éducatifs des trois pays ;
  • la création d’une plateforme numérique commune et d’une base de données sécurisée de gestion des volontaires ;
  • la mise en place d’un système national et confédéral de certification des compétences acquises pendant les missions de volontariat ;
  • la création d’un dispositif d’accompagnement post-volontariat facilitant l’accès à l’emploi et au financement ;
  • la mise en place d’un système d’assurance maladie et d’une carte biométrique au profit des volontaires ;
  • l’inscription des projets de volontariat confédéral dans la Feuille de route de l’An III de la Confédération AES.

Au-delà de leur diversité, ces recommandations traduisent une même volonté : donner au volontariat un cadre permettant aux jeunes de mieux s’engager, de valoriser leurs compétences et, demain, de pouvoir mettre leur savoir-faire au service des communautés des trois pays.

Une fraternité qui se construit aussi dans les échanges

En clôturant les travaux, le Secrétaire Général du MISPAT a assuré que les conclusions et recommandations issues de cette rencontre seront portées à l’attention des plus hautes autorités du Niger et transmises aux partenaires de la Confédération, afin de contribuer à l’agenda commun du volontariat.

Ainsi, après trois jours de réflexion, de formation, de partage d’expériences et d’action citoyenne, les volontaires des trois pays repartent de Niamey avec bien plus que des recommandations.

Ils repartent avec des expériences partagées, de nouvelles connaissances et, surtout, des liens tissés au-delà des frontières.

Car au cœur de cette Université d’été, il y avait une idée simple : servir sa communauté, c’est déjà contribuer à construire son pays. Et lorsque des jeunes du Burkina Faso, du Mali et du Niger choisissent de réfléchir et d’agir ensemble, le volontariat devient aussi un espace de rencontre entre les peuples.

La 3ᵉ édition de l’Université d’été s’achève ainsi, mais les échanges et les engagements qui y sont nés appellent désormais une nouvelle étape : transformer les recommandations formulées à Niamey en actions concrètes au service de la jeunesse et des populations de l’espace AES.

Photo de famille, à la fin de la cérémonie

Niamey accueil la 3ème édition de l’Université d’été des volontaires de la Confédération AES


Près de 300 participants du Niger, du Mali et du Burkina Faso sont réunis au Palais des Congrès du 28 au 30 septembre 2026, autour du thème « Le volontariat, une force pour la construction des États de la Confédération AES ».

Niamey, le 28 septembre 2026. La cérémonie officielle d’ouverture de la 3ème édition de l’Université d’été des volontaires de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est tenue ce lundi au Palais des Congrès de Niamey. Placée sous le haut patronage du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, elle était présidée par le Ministre d’État, Ministre de la Défense, le Général Salifou Modi, représentant le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba.

Ministre d'État, Ministre de la Défense, le Général Salifou Modi

Près de 300 participants venus du Niger, du Mali et du Burkina Faso, ainsi que plusieurs hautes personnalités nationales, des représentants du corps diplomatique, des organisations internationales et des responsables des agences nationales de volontariat, prennent part à cette rencontre placée sous le thème : « Le volontariat, une force pour la construction des États de la Confédération AES ».

Dans son mot de bienvenue, le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Assoumane Abdou Harouna, a salué les délégations sœurs et présenté Niamey comme le berceau de la Confédération AES.

Prenant la parole au nom du Ministre de l’Intérieur, le Général Salifou Modi a rappelé les principales étapes de la construction confédérale, de la signature de la Charte du Liptako-Gourma en septembre 2023 à la création de la Confédération des États du Sahel à Niamey en juillet 2024. Il a surtout insisté sur la place de la jeunesse, appelée à jouer un rôle central dans la construction et le développement de l’espace confédéral.

Pour le Ministre, le volontariat ne doit pas être considéré comme une simple réponse au chômage des jeunes. Il constitue un véritable outil d’action publique et d’engagement citoyen, permettant de renforcer la présence de l’État dans les communautés, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de l’état civil et de l’appui aux collectivités.

Il a également souligné la contribution des volontaires à la résilience des communautés, notamment dans les zones affectées par les crises, à travers l’accompagnement des populations et la restauration des services sociaux de base.

L’un des messages forts de cette cérémonie a porté sur la nécessité de rapprocher les dispositifs nationaux de volontariat du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Le Ministre a ainsi plaidé pour la mise en place d’un volontariat international de réciprocité, qui permettrait aux jeunes des trois pays de partager leurs expériences, de renforcer leurs compétences et de servir au-delà de leurs frontières nationales.

Les délégations burkinabè et malienne ont également partagé leurs expériences. Le Burkina Faso a notamment mis en avant les valeurs traditionnelles d’entraide et de solidarité qui fondent le volontariat, tandis que le Mali a présenté les résultats enregistrés avec plus de 3 000 volontaires mobilisés en trois ans, ainsi que ses initiatives en matière de politique nationale, de plateforme numérique et de volontariat senior.

Vue de la salle

Durant trois jours, panels, ateliers, formations pratiques, échanges d’expériences, activités de terrain, master class et activité citoyenne permettront aux participants de confronter leurs expériences et de formuler des recommandations concrètes.

Au-delà des travaux, cette Université d’été constitue surtout un espace de rencontre entre les jeunesses des trois pays, autour des valeurs d’engagement, de solidarité et de service à la communauté. Elle traduit ainsi la volonté de faire du volontariat un levier de rapprochement entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso et un instrument au service de la dynamique confédérale.

Trois pays, une jeunesse engagée, une même volonté de servir et de construire.

Photo de famille des officiels et des volontaires de la Confédération AES.

MISPAT : Point sur les activités du Ministère, les perspectives et les préparatifs de la rencontre de l’université d’été à Niamey


Le Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire a présidé, ce 22 septembre, deux rencontres de travail distinctes. La première portait sur le suivi périodique des actions menées dans le cadre de la lettre de mission du Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur. La seconde a servi de cadre pour évaluer l’avancement des préparatifs de l’université d’été des Volontaires de la Confédération AES, prévue à Niamey vers la fin du mois.

SECRETAIRE GENERAL Ayouba Abdourahamane

La première rencontre a réuni les responsables de plusieurs structures du Ministère : la Direction Générale de l’État Civil, de la Migration et des Réfugiés, la Direction Générale de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation, la Direction Générale de l’Aménagement du Territoire et du Développement Régional Local, la Direction Générale de la Protection Civile, la Direction Générale des Ressources, ainsi que les directions transversales du Ministère. Y ont également pris part des services rattachés tels que la Commission Nationale des Frontières, l’Inspection Générale de Service et l’Inspection des Services de Sécurité. Objectif de l’exercice : dresser un état des lieux des activités conduites, les évaluer et dégager des perspectives, en cohérence avec le Programme de Refondation de la République (PRR 2025-2029).

Réunion Avec les Directeurs Général et transversales

Plusieurs dossiers ont été passés en revue à cette occasion : le renforcement des capacités des agents et responsables régionaux et locaux sur des sujets comme la fonction publique territoriale ou la coopération administrative transfrontalière, l’avancée de la digitalisation de l’état civil, la mise en cohérence des cahiers de charges des gouverneurs avec le PRR, le déploiement du projet de Carte Biométrique et de Passeport Biométrique AES avec l’extension de ce dernier à l’ensemble des régions du pays, la poursuite de la tournée de sensibilisation du Projet WURI sur la réforme de l’état civil et du Registre National de la Population, ainsi que les questions liées à la gestion des flux migratoires.

Vue de la réunion de l'université d'été des Volontaires AES

La seconde réunion, elle, a permis de faire un point d’étape sur l’organisation de l’université d’été des Volontaires AES. Le Niger accueillera à cette occasion la 3ème édition de cet événement continental.


Maradi : un atelier régional sur les réformes de l’état civil et l’identification


Maradi, 7 septembre 2026 – Le Gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, a présidé l’ouverture d’un atelier régional de deux jours consacrés aux réformes de l’état civil, à l’identification des personnes physiques et à la modernisation du système national d’identification.

Organisée sous le thème « Pour une identité sécurisée et inclusive », cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la tournée nationale de vulgarisation des nouveaux textes juridiques et de sensibilisation sur les opérations d’enregistrement intermédiaire au Registre National de la Population (RNP).

Le Niger entend ainsi mettre en place un RNP comme base de données centrale, fiable et sécurisée, permettant l’enrôlement des personnes et l’attribution d’un identifiant unique. Cette réforme s’appuie notamment sur le Projet WURI-Niger, restructuré pour être aligné sur le Programme de la Refondation de la République (PRR).

Plusieurs textes ont récemment renforcé le cadre juridique de l’état civil et de l’identification, notamment l’ordonnance du 22 avril 2026 portant régime de l’état civil et les textes portant création et approbation des statuts de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI).

Les autorités prévoient également la modernisation du système d’état civil à travers l’informatisation des communes et centres de déclaration, la mise en place d’un Registre National d’État Civil (RNEC), ainsi que le renforcement des capacités des acteurs.

Une première phase d’enrôlement au RNP est prévue prochainement dans les cinq arrondissements communaux de Niamey, avant une extension progressive aux autres régions à partir de 2027.

Le Gouverneur de Maradi a appelé l’ensemble des acteurs à se mobiliser pour accompagner la mise en œuvre de cette réforme, dont la réussite repose sur l’implication de tous.


Diffa se mobilise pour l’identité légale : la tournée nationale de sensibilisation fait escale sur les terres de la résilience


Il est un peu plus de 9h ce jeudi 3 septembre 2026 quand les premiers invités prennent place dans la salle de la Maison des Jeunes et de la Culture de Diffa. L’ambiance est solennelle mais chaleureuse : Diffa reçoit à son tour la caravane nationale de sensibilisation sur les réformes de l’état civil et de l’identification des personnes, portée par le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire.

Secrétaire Général de la région de Diffa, M. Attahirou Mahamadou Maidouka

C’est le Secrétaire Général de la région, M. Attahirou Mahamadou Maidouka, qui a ouvert la cérémonie au nom du Gouverneur. Dans son mot d’accueil, il ne cache pas son émotion : c’est toute une région, éprouvée par des années de crise sécuritaire et humanitaire, qui se sent honorée d’accueillir la délégation nationale. Un accueil à la hauteur de la réputation de Diffa, terre de courage, de dignité et d’hospitalité.

Face à l’assistance — autorités administratives, forces de défense et de sécurité, représentants du Projet WURI, partenaires techniques et financiers, société civile — le Directeur Général de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGAT/DD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la mission de l’axe 2, prend la parole. Le ton est grave, à la mesure des enjeux : ici, plus qu’ailleurs, l’identité juridique n’est pas qu’une formalité administrative.

Directeur Général de l’Administration du Territoire, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGAT/DD), M. Abdoulkadri Hama

« Dans une région exposée aux défis du terrorisme et de l’immigration irrégulière en masse, un système biométrique fiable et interopérable constitue un outil d’appui essentiel aux Forces de Défense et de Sécurité », martèle-t-il. À Diffa, la modernisation de l’état civil rime aussi avec protection des déplacés internes, des retournés et des réfugiés qui trouvent refuge dans la région depuis le début de la crise.

Photo de famille des participants

À Zinder, l’état civil sort de l’ombre administrative


Zinder a accueilli, le 31 août 2026, une étape de la tournée nationale sur les réformes de l’état civil et l’identification des personnes, présidée par le Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani. Pour lui, un état civil performant n’est pas qu’une formalité : c’est le socle de l’identité juridique de chaque citoyen, et un système bien rodé éviterait même à l’État de dépenser des fortunes en recensements généraux.

Gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani

Les échanges ont porté sur les réformes juridiques en cours, la protection des données personnelles, et surtout la construction du futur Registre National de la Population (RNP), avec un focus sur le rôle des acteurs locaux dans les opérations d’enregistrement à venir.

Le Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la mission de l’Axe 2, a livré des chiffres révélateurs : 79,63 % des naissances sont aujourd’hui déclarées, mais seuls 3 millions de Nigériens possèdent une carte d’identité sur près de 13 millions concernés. Un écart que le Projet WURI, restructuré avec l’appui de la Banque Mondiale, entend combler en accélérant l’enregistrement et l’identification biométrique, dans le droit fil du Programme pour la Refondation de la République (PRR 2025-2029).

Le Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama

Agadez : ouverture de la 4ème étape de la tournée nationale de sensibilisation sur les réformes en matière d’état civil et d’identification des personnes


Agadez a accueilli, ce vendredi 28 août 2026 dans la salle de réunion de la MJC LAYA, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de sensibilisation sur les réformes en matière d’état civil, d’identification des personnes physiques et de modernisation du système national d’identification au Niger. Cette étape constitue la quatrième du genre, après celles de Tahoua, Dosso et Tillabéri.

La cérémonie a été présidée par le Gouverneur de la Région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, en présence du Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la délégation ministérielle, ainsi que des autorités administratives, coutumières, religieuses et des représentants des partenaires techniques et financiers.

Dans son allocution, le Gouverneur a rappelé que l’identité juridique constitue un droit fondamental et un levier essentiel de développement, garantissant l’accès de chaque citoyen aux services publics de base. Il a souligné que la restructuration en cours, désormais entrée dans sa phase opérationnelle, repose sur l’enregistrement biométrique de la population, la constitution du Registre National de la Population (RNP), le renforcement du système d’état civil et la mise en place d’une nouvelle Carte Nationale d’Identité Biométrique. Il a par ailleurs relevé l’importance particulière de cette réforme pour la région d’Agadez, carrefour d’échanges et terre de transit migratoire.

le Général de Division Ibra Boulama Issa, Gouverneur de la Région d’Agadez

De son côté, le DGATDD a présenté le bilan des avancées enregistrées à l’échelle nationale : le taux de déclaration des naissances est passé à 79,8%, tandis qu’environ 3 000 000 de personnes sur les 13 millions de Nigériens en âge d’obtenir la carte d’identité nationale n’en disposent pas encore. Il a détaillé le cadre juridique récemment adopté, comprenant l’ordonnance portant régime de l’état civil ainsi que trois décrets relatifs à la création et à l’organisation de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI). Il a également annoncé la prochaine mise en œuvre du RNP, dont la première phase débutera à Niamey avant de s’étendre progressivement aux autres régions, ainsi que l’attribution à terme d’un numéro d’identification unique à chaque citoyen.

Directeur Général de l’Administration Territoriale, de la Déconcentration et de la Décentralisation (DGATDD), M. Abdoulkadri Hama, chef de la délégation ministérielle

Durant deux jours, les participants échangeront notamment sur les réformes juridiques du MISPAT, la protection des données à caractère personnel, la nouvelle CNI biométrique, le projet WURI, la constitution du RNP, ainsi que les rôles et responsabilités des acteurs déconcentrés dans les opérations d’enregistrement.


À TILLABÉRI, UN RECUEILLEMENT AVANT L’ENGAGEMENT POUR L’ÉTAT CIVIL


Tillabéri, 19-20 août 2026 C’est dans une ambiance empreinte de gravité et de solidarité que Tillabéri a ouvert, ce mercredi 19 août 2026, la troisième étape de la tournée nationale de sensibilisation sur l’état civil et l’identification des personnes physiques, après Tahoua et Dosso.

Avant même les premiers mots de la cérémonie, un silence s’est installé dans la salle. Une minute de silence a été observée en mémoire du chef de canton de Liboré, décédé dans la semaine un hommage sobre qui a rappelé, à sa manière, tout le sens de cette réforme : reconnaître chaque vie, chaque parcours, chaque appartenance à une communauté.

C’est dans cet esprit de recueillement et de continuité que le Secrétaire Général Adjoint du MISPAT, représentant le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire le Général de Division Mohamed Toumba, a lancé les travaux, entouré du Gouverneur de la Région de Tillabéri, des autorités administratives et coutumières, des forces de défense et de sécurité, ainsi que de représentants de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

Le message porté par la délégation reste le même depuis le début de la tournée : donner à chaque Nigérien une identité légale fiable, c’est lui donner accès à ses droits. Depuis le lancement du Projet WURI-Niger en 2022, le taux de déclaration des naissances dans les délais est passé de 53,48% à 79% une progression rendue possible par l’engagement conjoint de l’État et de ses partenaires.

Les participants ont aussi été informés des nouveaux textes qui encadrent désormais cette réforme, notamment la création de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI), ainsi que du futur Registre National de la Population (RNP), qui viendra donner à chaque citoyen un identifiant unique et sécurisé, avec un premier déploiement prévu à Niamey avant son extension progressive aux régions.

Ce qui restera de ces deux jours à Tillabéri, c’est peut-être moins les textes de loi que cette image : une région qui, en plein deuil, a tenu à honorer son engagement. Les échanges entre les experts venus de Niamey et les acteurs locaux ont été sincères et nourris, portés par la conviction que cette réforme concerne tout le monde — des zones rurales aux centres urbains, des jeunes générations aux plus anciens.

En clôturant cette étape, la délégation a salué la mobilisation et la dignité de Tillabéri, avant de poursuivre la tournée vers les prochaines régions, avec le même mot d’ordre : faire de l’identification des personnes un droit accessible à tous.


Dosso : la tournée nationale de sensibilisation sur les réformes de l’état civil et de l’identification des personnes se poursuit


Après Tahoua, la tournée nationale de sensibilisation sur les réformes en matière d’état civil, d’identification des personnes physiques et de modernisation du système national d’identification s’est poursuivie à Dosso. Organisée sur deux jours, cette étape a réuni les autorités administratives et locales, les services techniques, les forces de défense et de sécurité, les représentants de la société civile ainsi que les partenaires concernés.

À travers cette initiative, le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire entend favoriser une meilleure appropriation des réformes engagées et renforcer la compréhension du rôle des différents acteurs dans leur mise en œuvre. L’atelier constitue ainsi un cadre d’information, de dialogue et de partage autour des transformations en cours dans le domaine de l’état civil et de l’identification.

Les travaux ont notamment porté sur les réformes juridiques initiées par le Ministère, la protection des données à caractère personnel en lien avec l’identité légale, la cybersécurité, la nouvelle Carte Nationale d’Identité Biométrique, les principaux chantiers de modernisation de l’état civil, la nationalité et les documents d’identité et de voyage. La présentation du Projet d’Identification Unique en Afrique de l’Ouest pour l’Intégration et l’Inclusion Régionale (WURI), du Registre National de la Population (RNP) et de l’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des personnes physiques (ANEI) a également constitué un volet important des échanges.

Ces différentes présentations ont donné lieu à des interactions avec les participants, leur permettant de mieux appréhender les objectifs, les mécanismes et les implications de ces réformes. Cette démarche participative vise également à recueillir les observations et recommandations des acteurs de terrain, afin d’enrichir les réflexions et de favoriser une meilleure appropriation des nouvelles orientations.

Dans son intervention, le Gouverneur de la région de Dosso a rappelé que la modernisation de l’état civil et du système national d’identification répond à la nécessité de disposer d’un dispositif fiable, sécurisé, inclusif et adapté aux réalités du Niger. Il a également souligné l’importance de l’implication des autorités administratives et coutumières, des collectivités territoriales, des services techniques, des agents de l’état civil, des forces de défense et de sécurité, des leaders religieux, de la société civile et, surtout, des populations.

La rencontre a par ailleurs été marquée par l’accueil réservé à la délégation par les autorités de Dosso. L’Administrateur délégué de la ville a salué le choix de la commune pour abriter cette étape et souhaité la bienvenue aux participants, tout en appelant à une participation assidue et attentive aux différentes présentations. Il a également insisté sur la nécessité pour les participants de devenir de véritables relais capables de partager et de vulgariser les contenus présentés auprès des populations.

Au-delà de la présentation des réformes, cette étape de Dosso aura ainsi permis de renforcer le dialogue entre les acteurs et de créer les conditions d’une mobilisation plus large autour de la modernisation de l’état civil et de l’identification des personnes. La réussite de ces réformes repose en effet sur une implication collective et une bonne coordination des différents intervenants. À travers cette tournée nationale, les autorités entendent poursuivre la sensibilisation des acteurs à la base et favoriser une adhésion plus large des différentes couches.


Tahoua : lancement d’une campagne nationale sur l’identité légale et le Registre National de la Population


Le Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, M. Abdoul Kader Moussa Garba, a lancé le 11 août 2026 à Tahoua une campagne nationale d’information sur les nouvelles dispositions juridiques liées à l’identité légale et sur les opérations d’enregistrement au Registre National de la Population (RNP). Menée avec l’appui du Projet WURI jusqu’au 12 août, elle vise à informer les populations sur la nouvelle carte biométrique, la protection des données personnelles et les grands chantiers de modernisation de l’état civil.

Le SGA a rappelé que cette démarche s’inscrit dans le Programme pour la Refondation de la République (PRR 2025-2029), qui fait de l’identification fiable des citoyens une priorité de bonne gouvernance. Depuis l’adhésion du Niger au programme régional WURI en 2022, le taux de déclaration des naissances dans les délais est passé de 53 % à 79 %.

Plusieurs réformes accompagnent cette dynamique : informatisation des communes pour l’état civil, mise en service d’un Registre National d’État Civil (RNEC), amélioration de la délivrance de la carte biométrique et du passeport AES, création d’un Registre National des Nationalités (RNN), et renforcement de la cybersécurité des systèmes numériques concernés.

À terme, le RNP servira de base unique pour identifier et authentifier chaque citoyen via un identifiant personnel, utilisable pour l’accès aux services publics et privés. Son déploiement démarrera à Niamey dans les prochaines semaines, avant une extension nationale dès 2027, sous la gestion de la future Agence Nationale d’Enregistrement et d’Identification (ANEI).

Le Gouverneur de Tahoua, Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, a salué l’importance de cette initiative pour sa région, carrefour migratoire stratégique.